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Substantive session of 2009Session de fond de 2009
Geneva, 6-31 July 2009Genève, 6-31 juillet 2009
* E/2009/100.* E/2009/100.
Item 14 (d) of the provisional agenda*Point 14 d) de l’ordre du jour provisoire*
Social and human rights questions: narcotic drugsQuestions sociales et questions relatives aux droits de l’homme : Stupéfiants
Single Convention on Narcotic Drugs, 1961, as amended by the Protocol amending the Single Convention on Narcotic Drugs, 1961 (New York, 8 August 1975)Convention unique sur les stupéfiants de 1961, telle que modifiée par le Protocole portant amendement de la Convention unique sur les stupéfiants de 1961 (New York, 8 août 1975)
Proposal of amendments by Bolivia to article 49, paragraphs 1 (c) and 2 (e)Proposition d’amendements à l’alinéa c) du paragraphe 1 et à l’alinéa e) du paragraphe 2 de l’article 49, présentée par la Bolivie
Note by the Secretary-GeneralNote du Secrétaire général
The Secretary-General has received a note verbale dated 12 March 2009 from the Permanent Mission of Bolivia to the United Nations, attached to which is a letter from the President of Bolivia, Evo Morales Ayma, dated 12 March 2009, in which the Government of Bolivia proposes to amend article 49, paragraphs 1 (c) and 2 (e), of the Single Convention on Narcotic Drugs, 1961, as amended by the Protocol amending the Single Convention on Narcotic Drugs, 1961 (see annex).Le Secrétaire général a reçu de la Mission permanente de la Bolivie auprès de l’Organisation des Nations Unies une note verbale, datée du 12 mars 2009, à laquelle était jointe une lettre, également datée du 12 mars 2009, du Président de la Bolivie Evo Morales Ayma, dans laquelle le Gouvernement bolivien proposait de modifier l’alinéa c) du paragraphe 1 et l’alinéa e) du paragraphe 2 de l’article 49 de la Convention unique sur les stupéfiants de 1961, telle que modifiée par le Protocole portant amendement de la Convention (voir annexe).
In accordance with article 47 (1) of the Convention, as amended, the Secretary-General, acting in his capacity as depositary, communicated to the Parties to the Convention the proposal of amendments and the reasons therefor received from Bolivia in a Depositary Notification dated 6 April 2009.En application du paragraphe 1 de l’article 47 de la Convention, telle que modifiée, le Secrétaire général, agissant en sa qualité de dépositaire, a communiqué aux Parties à la Convention le texte de la proposition d’amendement soumise par la Bolivie et les raisons qui l’ont motivée, dans une notification de dépôt datée du 6 avril 2009.
Also in accordance with article 47 (1) of the Convention, as amended, the Secretary-General is hereby communicating to the Economic and Social Council the text of the amendments and the reasons therefor received from Bolivia.Également en application du paragraphe 1 de l’article 47 de la Convention, telle que modifiée, le Secrétaire général communique par la présente au Conseil économique et social le texte des amendements soumis par la Bolivie et les raisons qui les ont motivés.
The Secretary-General wishes to refer to article 47 (1) and (2) of the Convention, as amended, which provides that:Le Secrétaire général souhaite se référer aux paragraphes 1 et 2 de l’article 47 de la Convention telle que modifiée, qui se lisent comme suit :
1.1.
Any Party may propose an amendment to this Convention.Toute Partie pourra proposer un amendement à la présente Convention.
The text of any such amendment and the reasons therefor shall be communicated to the Secretary-General who shall communicate them to the Parties and to the Council.Le texte dudit amendement et les raisons qui l’ont motivé seront communiqués au Secrétaire général qui les communiquera aux Parties et au Conseil.
The Council may decide either:Le Conseil pourra décider soit :
(a) That a conference shall be called in accordance with Article 62, paragraph 4, of the Charter of the United Nations to consider the proposed amendment;a) De convoquer une conférence, conformément au paragraphe 4 de l’Article 62 de la Charte des Nations Unies, en vue d’étudier l’amendement proposé;
orsoit
(b) That the Parties shall be asked whether they accept the proposed amendment and also asked to submit to the Council any comments on the proposal.b) De demander aux Parties si elles acceptent l’amendement proposé et aussi de les prier de présenter éventuellement au Conseil leurs observations sur cette proposition.
2.2.
If a proposed amendment circulated under paragraph 1 (b) of this article has not been rejected by any Party within eighteen months after it has been circulated, it shall thereupon enter into force.Si un projet d’amendement distribué conformément au paragraphe 1 b) du présent article n’a été rejeté par aucune Partie dans les 18 mois qui suivent sa communication, il entrera immédiatement en vigueur.
If, however, a proposed amendment is rejected by any Party, the Council may decide, in the light of comments received from Parties, whether a conference shall be called to consider such amendment.Si toutefois il est rejeté par une Partie, le Conseil pourra décider, compte tenu des observations des Parties, s’il convient de convoquer une conférence chargée d’étudier ledit amendement.
AnnexAnnexe
Note verbale dated 12 March 2009 from the Permanent Mission of Bolivia to the United Nations addressed to the Secretary-GeneralNote verbale datée du 12 mars 2009, adressée au Secrétaire général par la Mission permanente de la Bolivie auprès de l’Organisation des Nations Unies
[Original: Spanish][Original : espagnol]
The Permanent Mission of Bolivia to the United Nations presents its compliments to the Secretary-General and has the honour to transmit herewith a copy of the letter dated 12 March 2009 from the President of Bolivia, Evo Morales Ayma, addressed to the Secretary-General, relating to the deletion of article 49, paragraphs 2 (e) and 1 (c), of the Single Convention on Narcotic Drugs (see enclosure).La Mission permanente de la Bolivie auprès de l’Organisation des Nations Unies présente ses compliments au Secrétaire général et a l’honneur de lui faire tenir ci-joint copie de la lettre, datée du 12 mars 2009, que lui a adressée Evo Morales Ayma, Président de la Bolivie, concernant l’abrogation de l’alinéa c) du paragraphe 1 et de l’alinéa e) du paragraphe 2 de l’article 49 de la Convention unique sur les stupéfiants de 1961 (voir pièce jointe).
EnclosurePièce jointe
Letter dated 12 March 2009 from the President of Bolivia addressed to the Secretary-GeneralLettre datée du 12 mars 2009, adressée au Secrétaire général par le Président de la Bolivie
[Original: Spanish][Original : espagnol]
I have the honour to address you on behalf of the Government of Bolivia to request that article 49, paragraphs 2 (e) and 1 (c), of the Single Convention on Narcotic Drugs of 1961, be deleted in accordance with the procedures established in article 47 of the Convention.Au nom du Gouvernement bolivien, j’ai l’honneur de m’adresser à vous pour solliciter l’abrogation de l’alinéa c) du paragraphe 1 et de l’alinéa e) du paragraphe 2 de l’article 49 de la Convention unique sur les stupéfiants de 1961 conformément à la procédure prévue à l’article 47 dudit instrument.
Article 49, paragraph 2 (e), states that “coca leaf chewing must be abolished within twenty-five years from the coming into force of this Convention as provided in paragraph 1 of article 41”; paragraph 1 (c) states that a Party to the Convention may reserve the right to permit coca leaf chewing temporarily in any one of its territories, subject to the restrictions established in paragraph 2 (e), that is, for a period of no more than 25 years.L’article 49 de la Convention dispose, à l’alinéa e) du paragraphe 2, que « [l]a mastication de la feuille de coca devra être abolie dans un délai de 25 ans à compter de l’entrée en vigueur de la présente Convention, comme prévu au paragraphe 1 de l’article 41 » et, à l’alinéa c) du paragraphe 1, qu’« [u]ne Partie à la Convention peut se réserver le droit d’autoriser temporairement dans l’un de ses territoires [...] la mastication de la feuille de coca », sous réserve des restrictions formulées à l’alinéa e) du paragraphe 2 dudit article, c’est-à-dire jusqu’à l’expiration du délai de 25 ans.
Bolivia deposited its instrument of ratification of the Single Convention on Narcotic Drugs of 1961 on 23 September 1976.La Bolivie a déposé son instrument de ratification de la Convention unique sur les stupéfiants de 1961 le 23 septembre 1976.
Consequently, the Convention entered into force in Bolivia on 23 October 1976, and the period of 25 years referred to in article 49, paragraph 2 (e), elapsed in 2001.La Convention est entrée en vigueur à l’égard de la Bolivie le 23 octobre 1976, le délai de 25 ans fixé à l’alinéa e) du paragraphe 2 de l’article 49 a donc expiré en 2001.
Coca leaf chewing is a one-thousand-year-old ancestral practice of the Andean indigenous peoples that cannot and should not be prohibited.Or, la mastication de la feuille de coca est une coutume ancestrale pratiquée depuis des millénaires par les peuples autochtones andins, qui ne peut ni ne doit être interdite.
The custom of chewing coca leaves in the Andean region of South America dates back to at least the year 3000 B.C. Historical evidence shows that the coca leaf has been used for thousands of years in Andean cultures (Incan and pre-Incan) and for centuries by Amazonian and Guarani cultures.La mastication de la feuille de coca dans la région andine de l’Amérique du Sud est une pratique qui remonte au moins au troisième millénaire avant J.-C.. Les témoignages historiques recueillis révèlent que la feuille de coca a été utilisée pendant des millénaires par les civilisations andines (pré-incas et incas) et l’est depuis des siècles par les civilisations amazoniennes et guaranis.
Coca leaf chewing is one of the sociocultural practices and rituals of the Andean indigenous peoples.La mastication (« acullico ») s’inscrit dans le cadre des pratiques socioculturelles et rituelles des peuples autochtones andins.
It is closely linked to our history and cultural identity.Elle est intimement liée à notre histoire et à notre identité culturelle.
Today it is practised by millions of people in Bolivia, Peru, northern Argentina and Chile, Ecuador and Colombia.À l’heure actuelle, elle est pratiquée par des millions de personnes en Bolivie, au Pérou, dans le nord de l’Argentine et du Chili, en Équateur et en Colombie.
Its symbolic significance has ceremonial, religious and sociocultural connotations that transcend the sphere of indigenous cultures, extending also to mestizo groups.Son utilisation et sa symbolique sont chargées de connotations rituelles, religieuses et socioculturelles qui transcendent le cadre des cultures autochtones pour concerner également des groupes de populations métissées.
Coca leaf chewing helps to relieve feelings of hunger, provides energy during long working days and improves metabolism at high altitude.La mastication de la feuille de coca aide à atténuer la sensation de faim, augmente l’énergie lors des longues journées de travail et améliore le métabolisme de l’organisme en altitude.
Coca leaf chewing does not harm human health in any way; nor does it give rise to any kind of complication or addiction. Chewing coca is not the same as consuming cocaine. The cocaine alkaloid that makes up less than 0.8 per cent of the coca leaf and is ingested orally through chewing is not stable in an acidic environment like the stomach and is hydrolyzed there.La mastication de la feuille de coca n’est pas préjudiciable à la santé humaine et ne provoque ni troubles ni accoutumance. Mâcher de la coca ne revient pas à consommer de la cocaïne. L’alcaloïde qui est présent, dans des proportions inférieures à 0,8 %, dans la feuille de coca et qui est ingéré lors de la mastication est instable et s’hydrolyse en milieu acide – en l’occurrence, dans l’estomac.
Bolivian society has provided abundant evidence that the use of the coca leaf is not harmful to health.La société bolivienne a pu constater, à bien des égards, que l’utilisation de la feuille de coca ne nuit pas à la santé.
At no time in Bolivia’s history has there been any clinical evidence of toxicity in patients or clinical reports of toxic effects among people who chew the coca leaf.Jamais dans l’histoire de la Bolivie on n’a enregistré de cas clinique de toxicité ni vu de rapports de toxicologie liés à la mastication des feuilles de coca.
In fact, no individuals have ever been admitted to drug dependency treatment centres for problems with addiction to coca leaf.De fait, nul n’a jamais été traité dans un centre de désintoxication pour accoutumance à la mastication de la feuille de coca.
Even the report of the Commission of Enquiry on the Coca Leaf of May 1950, which served as the basis for the 1961 Convention, states that “it does not ... appear that the chewing of the coca leaf can be regarded as a drug addiction in the medical sense”. The report considers coca leaf chewing to be a “habit”.Dans son rapport de mai 1950 qui a servi de base à l’établissement de la Convention de 1961, la Commission d’étude sur la feuille de coca a elle-même affirmé que « la mastication de la feuille de coca ne semble pas pouvoir être considérée comme une forme de toxicomanie, au sens médical du terme ». Elle considère la mastication de la feuille de coca comme une « habitude ».
Nonetheless, the report, on the basis of erroneous non-scientific arguments that are loaded with sociocultural prejudices, proposes that coca leaf chewing should be “suppressed” because it supposedly “maintains, by a vicious circle, ... malnutrition”, “induces in the individual undesirable changes of an intellectual and moral character”, “certainly hinders the chewer’s chances of obtaining a higher social standard”, “reduces the economic yield of productive work, and therefore maintains a low economic standard of life”.Elle y postule toutefois, en s’appuyant sur des arguments erronés et empreints de préjugés socioculturels qui n’ont rien de scientifique, que la mastication de la feuille de coca doit être « abandonnée » car, prétend-elle, « elle maintient [...], en un cercle vicieux, un état constant de dénutrition »; « elle entraîne chez l’individu des modifications défavorables de nature intellectuelle et morale »; « en toute certitude, elle entrave les possibilités du mâcheur d’atteindre un niveau social plus élevé »; « elle réduit le rendement économique du travail productif et, par conséquent, maintient très bas le niveau de vie ».
The objective of the Single Convention on Narcotic Drugs of 1961 is to control drug abuse, not to prohibit “habits” or sociocultural practices that do not harm human health.La Convention unique sur les stupéfiants de 1961 a pour objet de contrôler l’utilisation illicite de stupéfiants, non d’interdire des « habitudes » ou des pratiques socioculturelles qui ne nuisent pas à la santé humaine.
The restrictions on and prohibition of coca leaf chewing established in article 49, paragraphs 1 (c) and 2 (e), of the Single Convention on Narcotic Drugs of 1961 constitute a violation of the rights of indigenous peoples set forth in, inter alia, the United Nations Declaration on the Rights of Indigenous Peoples, the International Covenant on Economic, Social and Cultural Rights, Convention No. 169 of the International Labour Organization, the Universal Declaration on Cultural Diversity, the Convention on the Protection and Promotion of the Diversity of Cultural Expressions and the proclamation by the United Nations Educational, Scientific and Cultural Organization of the cosmovision of the Kallawaya people as a masterpiece of the oral and intangible heritage of humanity.Les restrictions et interdictions concernant la mastication de la feuille de coca imposées à l’alinéa c) du paragraphe 1 et à l’alinéa e) du paragraphe 2 de l’article 49 de la Convention constituent une atteinte aux droits des peuples autochtones consacrés, notamment, dans la Déclaration des Nations Unies sur les droits des peuples autochtones, le Pacte international relatif aux droits économiques, sociaux et culturels, la Convention (no 169) de l’Organisation internationale du Travail relative aux peuples indigènes et tribaux, la Déclaration universelle sur la diversité culturelle, la Convention sur la protection et la promotion de la diversité des expressions culturelles et la proclamation par l’UNESCO de la cosmovision andine des Kallawaya comme chef-d’œuvre du patrimoine oral et immatériel de l’humanité.
Article 31 of the United Nations Declaration on the Rights of Indigenous Peoples literally states: “indigenous peoples have the right to maintain, control, protect and develop their cultural heritage, traditional knowledge and traditional cultural expressions, as well as the manifestations of their sciences, technologies and cultures, including human and genetic resources, seeds, medicines, knowledge of the properties of fauna and flora, oral traditions ... and visual and performing arts. They also have the right to maintain, control, protect and develop their intellectual property over such cultural heritage, traditional knowledge, and traditional cultural expressions.”La Déclaration des Nations Unies sur les droits des peuples autochtones dispose expressément, à l’article 31, que « [l]es peuples autochtones ont le droit de préserver, de contrôler, de protéger et de développer leur patrimoine culturel, leur savoir traditionnel et leurs expressions culturelles traditionnelles ainsi que les manifestations de leurs sciences, techniques et culture, y compris leurs ressources humaines et génétiques, leurs semences, leur pharmacopée, leur connaissance des propriétés de la faune et de la flore, leurs traditions orales [...] et leurs arts visuels et du spectacle. Ils ont également le droit de préserver, de contrôler, de protéger et de développer leur propriété intellectuelle collective de ce patrimoine culturel, de ce savoir traditionnel et de ces expressions culturelles traditionnelles ».
On 10 June 1990, when it deposited its instrument of ratification of the United Nations Convention against Illicit Traffic in Narcotic Drugs and Psychotropic Substances of 1988, the Republic of Bolivia formulated a reservation in which it stated that “the coca leaf is widely used and consumed in Bolivia, with the result that, if [the relevant interpretation of the paragraph in question] was accepted, a large part of Bolivia’s population could be considered criminals and punished as such;Le 10 juin 1990, au moment de déposer son instrument de ratification de la Convention des Nations Unies contre le trafic illicite de stupéfiants et de substances psychotropes de 1988, la République de Bolivie a formulé une réserve à son égard, déclarant que la feuille de coca « est largement utilisée et consommée en Bolivie et que, par conséquent, si l’on acceptait d’interpréter ainsi la disposition en question, une grande partie de la population bolivienne pourrait être qualifiée de criminelle et sanctionnée comme telle;
such an interpretation is therefore inapplicable”.c’est pourquoi l’interprétation de l’article dans le sens indiqué est inapplicable à la Bolivie ».
The following recommendation from the Report of the International Narcotics Control Board for 2007 makes obvious the great misconception of the Single Convention on Narcotic Drugs of 1961: The Board calls upon the Governments of Bolivia and Peru to initiate action without delay with a view to eliminating uses of coca leaf, including coca leaf chewing, that are contrary to the 1961 Convention. The Governments of those countries and Colombia should strengthen their efforts against the illicit manufacture of and trafficking in cocaine. The Board calls on the international community to provide assistance to those countries towards achieving those objectives.L’Organe international de contrôle des stupéfiants, pour sa part, renchérit, dans son rapport pour 2007, sur la grossière erreur commise dans la Convention unique sur les stupéfiants de 1961, lorsque, dans une recommandation, il « appelle les Gouvernements bolivien et péruvien à prendre sans tarder des mesures en vue d’éliminer les utilisations de la feuille de coca, y compris sa mastication, qui vont à l’encontre de la Convention de 1961. Les gouvernements de ces pays ainsi que de la Colombie devraient redoubler d’efforts pour lutter contre la fabrication illicite et le trafic de cocaïne. Il appelle la communauté internationale à leur fournir une assistance en vue de la réalisation de ces objectifs ». En résumé, nous demandons :
In short, we request: (a) That article 49, paragraph 1 (c), of the Single Convention on Narcotic Drugs of 1961 be deleted, because the sociocultural practice of coca leaf chewing cannot be permitted temporarily as if it were doomed to disappear some day and as if it were an evil that should be permitted only for a transitional period;a) L’abrogation de l’alinéa c) du paragraphe 1 de l’article 49 de la Convention unique sur les stupéfiants de 1961, car on ne saurait autoriser temporairement la mastication de la feuille de coca comme si une telle pratique socioculturelle était vouée, le moment venu, à disparaître, et comme si elle représentait un mal à tolérer dans l’intervalle;
andet
(b) That article 49, paragraph 2 (e), be deleted because it is a serious mistake to seek to abolish coca leaf chewing within 25 years.b) L’abrogation de l’alinéa e) du paragraphe 2 du même article, car ce serait commettre un grave impair que de vouloir abolir la pratique de la mastication de la feuille de coca dans un délai de 25 ans.
I am certain that, with the support of the entire international community, we can rectify these two serious errors in the Single Convention on Narcotic Drugs of 1961.Confiant qu’avec le concours de la communauté internationale tout entière, nous pourrons rectifier ces deux grossières erreurs qui se sont glissées dans la Convention unique sur les stupéfiants de 1961.
(Signed) Evo Morales Ayma President of the Republic of BoliviaLe Président de la République de Bolivie (Signé) Evo Morales Ayma
As amended by the Protocol of 25 March 1972.Telle que modifiée par le Protocole de 1972 portant amendement de la Convention unique sur les stupéfiants de 1961.
Anthony Henman, in Mama Coca (1992:65), estimates that the custom of coca leaf chewing dates back 4,500 years.Anthony Henman, dans son ouvrage intitulé Mama Coca (1992 : 65), estime que l’utilisation de la feuille de coca est vieille de 4 500 ans.
A study on legal uses of the coca leaf in Bolivia is currently being conducted with a view to determining how many people chew coca leaf in Bolivia.Les usages illicites de la feuille de coca en Bolivie font actuellement l’objet d’une étude, qui permettra de déterminer avec plus d’exactitude le nombre de personnes qui s’adonnent à la mastication de la feuille de coca dans ce pays.
Roderick E.Roderick E.
Burchard and Nieschulz in the study “Coca sagrada o ilegal” (“Coca: sacred or illegal”).Burchard et Nieschultz cités dans l’étude intitulée Coca sagrada o ilegal (La coca : sacrée ou illégale).
Report of the Commission of Enquiry on the Coca Leaf (May 1950).Rapport de la Commission d’étude sur la feuille de coca (mai 1950).
Ibid.Ibid.
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United NationsNations Unies
E/2009/78E/2009/78
Economic and Social CouncilConseil économique et social
Distr.Distr.
: Generalgénérale
15 May 200915 mai 2009
Original: EnglishFrançais
09-33938 (E) 190509Original : anglais
*0933938*09-33939 (F) 180509 190509
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