A_65_93_EF
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A/65/93 V1054622.doc (english)A/65/93 V1054623.doc (french)
Sixty-fifth sessionSoixante-cinquième session
Item 108 of the preliminary list*Point 108 de la liste préliminaire*
International drug controlContrôle international des drogues
International cooperation against the world drug problemCoopération internationale face au problème mondial de la drogue
Report of the Secretary-GeneralRapport du Secrétaire général
SummaryRésumé
The present report has been prepared pursuant to General Assembly resolution 64/182, entitled “International cooperation against the world drug problem”, in which the Assembly requested the Secretary-General to submit to it at its sixty-fifth session a report on the implementation of that resolution. The report provides an overview of the status of implementation of the mandates relating to international drug control by the Commission on Narcotic Drugs and by the United Nations Office on Drugs and Crime. It also provides an overview of the world drug situation.Le présent rapport a été établi en application de la résolution 64/182 de l’Assemblée générale, intitulée “Coopération internationale face au problème mondial de la drogue”, dans laquelle l’Assemblée a prié le Secrétaire général de lui présenter, à sa soixante-cinquième session, un rapport sur son application. Le rapport donne un aperçu de l’état d’avancement des activités relatives au contrôle international des drogues exécutées par la Commission des stupéfiants et par l’Office des Nations contre la drogue et le crime. Il donne également un aperçu de la situation mondiale en matière de drogues.
I. IntroductionI. Introduction
In its resolution 64/182, the General Assembly expressed grave concern about the fact that, despite continuing increased efforts by States, relevant organizations, civil society and non-governmental organizations, the world drug problem continued to constitute a serious threat to public health, the safety and the well-being of humanity, in particular children and young people and their families, and the national security and sovereignty of States, and that it undermined socio-economic and political stability and sustainable development. The Assembly reaffirmed that the world drug problem remained a common and shared responsibility that required effective and increased international cooperation and demanded an integrated, multidisciplinary and balanced approach to supply and demand reduction strategies.1. Dans sa résolution 64/182, l’Assemblée générale s’est dite vivement préoccupée par le fait que, malgré les efforts toujours plus résolus des États, des organismes compétents, de la société civile et des organisations non gouvernementales, le problème mondial de la drogue restait une grave menace pour la santé et la sécurité publiques et pour le bien-être de l’humanité, en particulier des enfants, des jeunes et de leur famille, de même que pour la sécurité et la souveraineté nationales des États, et compromettait la stabilité socioéconomique et politique et le développement durable. Elle a réaffirmé que le problème mondial de la drogue demeurait une responsabilité commune et partagée qui exigeait une coopération internationale efficace et accrue ainsi qu’une approche intégrée, pluridisciplinaire, complémentaire et équilibrée des stratégies de réduction de l’offre et de la demande.
Also in that resolution, the General Assembly adopted the Political Declaration and Plan of Action on International Cooperation towards an Integrated and Balanced Strategy to Counter the World Drug Problem, as adopted at the high-level segment of the fifty-second session of the Commission on Narcotic Drugs, and called upon States to take the measures necessary to implement the goals and targets referred to therein. It also called upon States to strengthen international and regional cooperation to counter the threat to the international community caused by the illicit production of and trafficking in drugs, as well as other aspects of the world drug problem.2. Dans cette même résolution, l’Assemblée générale a adopté la Déclaration politique et le Plan d’action sur la coopération internationale en vue d’une stratégie intégrée et équilibrée de lutte contre le problème mondial de la drogue, tels qu’adoptés à l’issue du débat de haut niveau de la cinquante-deuxième session de la Commission des stupéfiants, et a demandé aux États de prendre les mesures nécessaires pour réaliser les buts et objectifs qui y étaient énoncés. Elle a aussi demandé aux États de renforcer leur coopération aux niveaux international et régional en vue de parer à la menace que la production et le commerce illicites de drogues représentaient pour la communauté internationale, de même que d’autres aspects du problème de la drogue dans le monde.
Further in that resolution, the General Assembly encouraged the Commission on Narcotic Drugs and the International Narcotics Control Board to strengthen their work on the control of precursors and other chemicals used in the illicit manufacture of narcotic drugs and psychotropic substances and urged all Governments to provide the fullest possible financial and political support to the United Nations Office on Drugs and Crime (UNODC) so as to enable it to continue, expand, improve and strengthen its operational and technical cooperation activities, within its mandates, so as to enhance the capacity of Member States in countering the world drug problem.3. Toujours dans cette résolution, l’Assemblée générale a encouragé la Commission des stupéfiants et l’Organe international de contrôle des stupéfiants à intensifier leurs travaux sur le contrôle des précurseurs et autres produits chimiques utilisés pour la fabrication illicite de stupéfiants et de substances psychotropes et exhorté tous les gouvernements à fournir à l’Office des Nations Unies contre la drogue et le crime (UNODC) tout l’appui financier et politique possible pour lui permettre de poursuivre, d’élargir, d’améliorer et de renforcer ses activités opérationnelles et de coopération technique, dans le cadre de son mandat, afin de renforcer les capacités des États Membres de faire face au problème mondial de la drogue.
The present report provides an overview of the world drug situation and on the status of implementation of the mandates relating to international drug control by the Commission on Narcotic Drugs and by the United Nations system, in particular UNODC.4. Le présent rapport donne un aperçu de la situation mondiale en matière de drogues et de l’état d’avancement des activités relatives au contrôle international des drogues exécutées par la Commission des stupéfiants et par les organismes et organisations du système des Nations Unies, en particulier l’UNODC.
Overview of the world drug situationAperçu de la situation mondiale en matière de drogues
There have been a number of encouraging developments in global cocaine and heroin markets recently: the global area under opium poppy cultivation declined to 181,400 hectares (ha) in 2009, that is, by 23 per cent since 2007; global opium production fell from 8,890 tons in 2007 to 7,754 tons in 2009 (13 per cent), and potential heroin production declined from 757 tons in 2007 to 657 tons in 2009; the global area under coca bush cultivation declined to 158,800 ha in 2009 that is, by 13 per cent since 2007 or by 28 per cent since 2000; and estimated global cocaine production fell from 1,024 tons in 2007 to 865 tons in 2008 (16 per cent). Global fresh coca leaf production fell by 14 per cent between 2007 and 2009. Between 13,000 and 66,100 tons of herbal cannabis were produced in 2008, as were between 2,200 and 9,900 tons of cannabis resin. Between 161 and 588 tons of amphetamine, methamphetamine, methcathinone and related substances were manufactured in 2008. Between 55 and 133 tons of drugs marketed “ecstasy” were manufactured.5. Les marchés mondiaux de la cocaïne et de l’héroïne ont récemment connu un certain nombre d’évolutions encourageantes: la superficie mondiale consacrée à la culture du pavot à opium s’est établie à 181 400 hectares en 2009, en recul de 23 % par rapport à 2007; la production mondiale d’opium a diminué, passant de 8 890 tonnes en 2007 à 7 754 tonnes en 2009 (13 %), et la production potentielle d’héroïne est passée de 757 tonnes en 2007 à 657 tonnes en 2009; la superficie mondiale des cultures de cocaïer s’est établie à 158 800 hectares en 2009, ce qui représente une diminution de 13 % par rapport à 2007, ou de 28 % par rapport à 2000; et on estime que la production mondiale de cocaïne a baissé de 16 %, passant de 1 024 tonnes en 2007 à 865 tonnes en 2008. La production mondiale de feuille de coca fraîche a reculé de 14 % entre 2007 et 2009.En 2008, entre 13 000 et 66 100 tonnes d’herbe de cannabis, ainsi qu’entre 2 200 et 9 900 tonnes de résine de cannabis, ont été produites. La même année, la fabrication d’amphétamine, de méthamphétamine, de méthcathinone et de substances apparentées se situait entre 161 et 588 tonnes, et celle des drogues vendues comme l’“ecstasy” entre 55 et 133 tonnes.
Although Afghanistan is the source of most of the world’s illicit opiates (6,900 tons of opium or 89 per cent of the world total in 2009), significant quantities are also produced in Myanmar (330 tons) and Latin America (notably in Colombia and Mexico). There are indications that the downward trend in global opium production over the period 2007-2009 will continue in 2010.6. Si l’Afghanistan est la principale source d’opiacés illicites au monde (6 900 tonnes d’opium, soit 89 % du total mondial en 2009), des quantités importantes sont également produites au Myanmar (330 tonnes) et en Amérique latine (notamment en Colombie et au Mexique). Certains éléments indiquent que la baisse de la production mondiale d’opium enregistrée entre 2007 et 2009 se poursuivra en 2010.
More than one third of the countries reporting to UNODC have detected the manufacture of amphetamine-type stimulants in their territories. The number of clandestine laboratories involved in the manufacture of such stimulants reportedly increased by 20 per cent in 2008.7. Plus d’un tiers des pays qui communiquent des donnés à l’UNODC ont détecté des activités de fabrication de stimulants de type amphétamine sur leur territoire. Le nombre de laboratoires clandestins impliqués dans cette fabrication aurait augmenté de 20 % en 2008.
The most notable global trend in cannabis production in recent years has been the growth of indoor cultivation, especially in Europe, Australia and North America. Indoor cannabis cultivation is an illicit activity and increasingly a source of profit for organized criminal groups.8. L’évolution la plus notable en matière de production de cannabis dans le monde ces dernières années est la progression de la culture en intérieur, en particulier en Europe, en Australie et en Amérique du Nord. Cette culture est une activité illicite qui constitue de plus en plus une source de profit pour les groupes criminels organisés.
Global cocaine seizures have stabilized over recent years. Seizures have declined in North America and Europe, but have risen in South and Central America. Opiate seizures continue to increase, in particular in the countries neighbouring Afghanistan. Global seizures of amphetamine and methamphetamine remained largely stable at very high levels in 2008.9. Les saisies mondiales de cocaïne se sont stabilisées ces dernières années. Elles ont reculé en Amérique du Nord et en Europe, mais augmenté en Amérique du Sud et en Amérique centrale. Les saisies d’opiacés continuent de progresser, en particulier dans les pays voisins de l’Afghanistan. Les saisies mondiales d’amphétamine et de méthamphétamine sont restées globalement stables en 2008, à des niveaux très élevés.
Global cannabis herb seizures increased over the period 2006-2008 (by 23 per cent), especially in South America, reaching levels last reported in 2004. Global cannabis resin seizures increased by 62 per cent over the period 2006-2008. Large increases in cannabis resin seizures in 2008 were reported from the Near and Middle East region, as well as from Europe and Africa.10. Les saisies mondiales d’herbe de cannabis ont augmenté entre 2006 et 2008 (de 23 %), en particulier en Amérique du Sud, pour retrouver leurs niveaux de 2004. Les saisies mondiales de résine de cannabis ont progressé de 62 % sur cette même période. En 2008, de fortes hausses de ces saisies ont été enregistrées au Proche et au Moyen-Orient, ainsi qu’en Europe et en Afrique.
Globally, UNODC estimates that between 155 million and 250 million people (3.5-5.7 per cent of the population aged 15-64) used illicit substances at least once in 2008. Cannabis users comprise the largest number of illicit drug users (129 million-190 million people). Substances in the amphetamine group are the second most commonly used drugs, followed by cocaine and opiates.11. L’UNODC estime qu’entre 155 et 250 millions de personnes (entre 3,5 et 5,7 % de la population âgée de 15 à 64 ans) dans le monde ont consommé des substances illicites au moins une fois en 2008. Les consommateurs de cannabis forment le groupe le plus nombreux (entre 129 et 190 millions de personnes). Les amphétamines se classent au deuxième rang des drogues les plus fréquemment consommées, suivies par la cocaïne et les opiacés.
Based on the global estimates of the number of users of cannabis, opiates, cocaine and amphetamine-type stimulants, it is estimated that there were between 16 million and 38 million problem drug users in the world in 2008. Drug use has stabilized in the developed world. However, there are signs of an increase in drug use in developing countries, and growing abuse of amphetamine-type stimulants and prescription drugs around the world. It is estimated that in 2008, globally, between 12 and 30 per cent of problem users had received treatment in the previous year, which means that between 11 million and 33.5 million problem drug users did not receive treatment that year.12. D’après les estimations mondiales du nombre de consommateurs de cannabis, d’opiacés, de cocaïne et de stimulants de type amphétamine, il y avait entre 16 et 38 millions d’usagers problématiques de drogues dans le monde en 2008. La consommation de drogue s’est stabilisée dans les pays développés. En revanche, il semblerait qu’elle ait augmenté dans les pays en développement et que l’usage de stimulants de type amphétamine et l’usage impropre de médicaments délivrés sur ordonnance aient progressé dans le monde. On estime qu’en 2008, entre 12 et 30 % des usagers problématiques dans le monde ont reçu un traitement l’année précédente, ce qui signifie qu’entre 11 et 33,5 millions n’en ont pas bénéficié.
The world’s largest heroin market is Western Europe, about half of which is concentrated in just three countries: the United Kingdom of Great Britain and Northern Ireland, Italy and France. Heroin use appears to be decreasing in most Western European countries, although the harm associated with heroin use seems to be increasing, as reflected in heroin-induced deaths.13. L’Europe occidentale est le plus grand marché de l’héroïne au monde, dont près de la moitié se concentre dans trois pays seulement, à savoir le Royaume-Uni de Grande-Bretagne et d’Irlande du Nord, l’Italie et la France. La consommation d’héroïne semble reculer dans la plupart des pays de la sous-région, mais les dommages qui lui sont associés semblent augmenter, comme l’attestent les décès liés à cette drogue.
II. International cooperation against the world drug problem: action by the Commission on Narcotic DrugsII. Coopération internationale face au problème mondial de la drogue: mesures prises par la Commission des stupéfiants
At the fifty-third session of the Commission on Narcotic Drugs, held from 8 to 12 March 2010, it was noted that the impact of the world drug problem on the social, economic, health, political and governance aspects of society continued to be significant and that the world drug problem undermined sustainable development, political stability and democratic institutions.14. À la cinquante-troisième session de la Commission des stupéfiants, tenue du 8 au 12 mars 2010, il a été noté que l’impact du problème mondial de la drogue dans les domaines social, économique, sanitaire et politique, ainsi que dans celui de la gouvernance, demeurait important et que le problème mondial de la drogue compromettait le développement durable, la stabilité politique et les institutions démocratiques.
It was noted that in the Political Declaration and Plan of Action, it had been recognized that the three international drug control conventions continued to provide the international legal framework for drug control and international cooperation. Other international instruments, such as the United Nations Convention against Transnational Organized Crime and the United Nations Convention against Corruption, were also relevant in tackling the world drug problem.15. On a noté qu’il avait été reconnu dans la Déclaration politique et le Plan d’action que les trois conventions internationales relatives au contrôle des drogues demeuraient le cadre juridique international du contrôle des drogues et de la coopération internationale. D’autres instruments internationaux tels que la Convention des Nations Unies contre la criminalité transnationale organisée et la Convention des Nations Unies contre la corruption avaient leur pertinence aussi dans la lutte contre le problème mondial des drogues.
The nexus between illicit drugs and criminal activities such as trafficking in firearms and precursors, the manufacture of synthetic drugs, money-laundering, corruption and the financing of terrorism was underlined by some speakers.16. Le lien qui existait entre les drogues illicites et des activités criminelles comme le trafic d’armes à feu et de précurseurs, la fabrication de drogues synthétiques, le blanchiment d’argent, la corruption et le financement du terrorisme a été souligné par certains intervenants.
Several speakers reported on national drug control legislation adopted by their Governments and on national drug control strategies or action plans promoting a balanced, multidisciplinary approach, as well as on action taken by their Governments in the area of demand reduction, including prevention, treatment, rehabilitation and social reintegration programmes. Increases in the abuse of certain drugs and the proliferation of new substances, such as designer drugs, synthetic cannabinoids and cannabis plants rich in tetrahydrocannabinol, as well as the increased abuse of substances not under international control were noted. The crucial role played by non-governmental organizations in preventing drug abuse and providing treatment and care for drug abusers was acknowledged, and the benefits of and the need for a continuous, strong partnership between the public sector and civil society were acknowledged.17. Plusieurs intervenants ont fait état de la législation nationale de lutte contre la drogue adoptée par leur gouvernement et des stratégies nationales ou des plans d’action nationaux, qui suivaient une approche pluridisciplinaire équilibrée, et évoqué les mesures prises par leur gouvernement dans le domaine de la réduction de la demande et en matière de prévention, de traitement, de réadaptation et de réinsertion sociale. On a mentionné l’augmentation de l’usage illicite de certaines drogues et la prolifération de nouvelles substances, telles que les drogues de synthèse, les cannabinoïdes synthétiques et les plants de cannabis riches en tétrahydrocannabinol, ainsi que l’augmentation de l’usage illicite de substances qui n’étaient pas placées sous contrôle international. On a pris acte du rôle crucial joué par les organisations non gouvernementales dans la prévention de l’usage illicite de drogues et le traitement et la prise en charge des toxicomanes et souligné les bienfaits et la nécessité d’un partenariat fort et continu entre le secteur public et la société civile.
The Commission adopted its resolution 53/2, entitled “Preventing the use of illicit drugs within Member States and strengthening international cooperation on policies of drug abuse prevention”. It also adopted its resolution 53/9, entitled “Achieving universal access to prevention, treatment, care and support for drug users and people living with or affected by HIV”, in which it requested UNODC to support increased capacity and resources for the provision of comprehensive prevention programmes and treatment, care and related support services, and to significantly expand its work with relevant civil society groups in order to address the gap in access to services for people living with or affected by HIV, including drug users. The Commission also adopted its resolution 53/10, entitled “Measures to protect children and young people from drug abuse”, in which it invited States that had not yet done so to develop, implement and evaluate evidence-based plans and strategies aimed at reinforcing the prevention of drug abuse at all levels of school education and to consider incorporating such initiatives into public-health and educational programmes.18. La Commission a adopté la résolution 53/2, intitulée “Prévention de l’usage de drogues illicites dans les États Membres et renforcement de la coopération internationale en matière de politiques de prévention de l’usage illicite de drogues”. Elle a aussi adopté la résolution 53/9, intitulée “Garantir un accès universel à la prévention, au traitement, aux soins et aux services d’accompagnement aux usagers de drogues et aux personnes vivant avec ou touchées par le VIH”, dans laquelle elle priait l’UNODC d’appuyer le renforcement des capacités et des ressources en vue de la fourniture de programmes complets de prévention et de services de traitement, de soins et d’accompagnement et d’intensifier considérablement sa collaboration avec les groupes concernés de la société civile afin de remédier au manque d’accès aux services des personnes vivant avec ou touchées par le VIH, notamment les usagers de drogues. La Commission a en outre adopté la résolution 53/10, intitulée “Mesures visant à protéger les enfants et les jeunes de l’usage illicite de drogues”, dans laquelle elle invitait les États qui ne l’avaient pas encore fait à élaborer, mettre en œuvre et évaluer des plans et stratégies fondés sur des données concrètes en vue de renforcer la prévention de l’usage illicite de drogues à tous les niveaux de l’enseignement scolaire, et à envisager d’intégrer ces initiatives aux programmes éducatifs et de santé publique.
Several speakers emphasized the importance of international cooperation in combating drug trafficking. They referred to agreements on extradition and mutual legal assistance, the sharing of information, best practices in the field of law enforcement and joint investigations. The Triangular Initiative, the Paris Pact Initiative and other regional initiatives such as the Rainbow Strategy were noted, and mechanisms such as the Association of Southeast Asian Nations (ASEAN) and China Cooperative Operations in Response to Dangerous Drugs (ACCORD), Project Prism, Project Cohesion and Operation Canal were mentioned.19. Plusieurs orateurs ont souligné l’importance de la coopération internationale dans la lutte contre le trafic de drogues. Ils ont évoqué les accords d’extradition et d’entraide judiciaire, le partage et l’échange d’informations, les meilleures pratiques en matière de détection et de répression et la réalisation d’enquêtes conjointes. On a pris note de l’Initiative triangulaire, de l’Initiative du Pacte de Paris et d’autres initiatives régionales telles que la Stratégie Arc-en-ciel. Des mécanismes tels que les activités de coopération de l’Association des nations de l’Asie du Sud-Est (ASEAN) et de la Chine pour faire face aux drogues dangereuses, les projets “Prism” et “Cohesion” et l’opération “Canal” ont été mentionnés.
The Commission adopted its resolution 53/8, entitled “Strengthening international cooperation in countering the world drug problem focusing on drug trafficking and related offences”, in which it urged States to take effective measures at the national, regional and international levels to coordinate their actions and intensify their cooperation in order to prevent and act against drug trafficking and related criminal offences, both national and transnational, and called for increased technical and financial assistance to be provided to Member States.La Commission a adopté la résolution 53/8 intitulée “Renforcement de la coopération internationale pour lutter contre le problème mondial de la drogue, l’accent étant mis sur le trafic de drogues et les infractions connexes”, dans laquelle elle exhortait les États à prendre, aux niveaux national, régional et international, des mesures efficaces pour coordonner leurs actions et intensifier leur coopération afin de prévenir et de combattre le trafic de drogues et les infractions pénales connexes de nature nationale et transnationale et demandait qu’une assistance technique et une aide financière accrues soient fournies aux États Membres.
The importance of alternative development as a means to promoting lawful, viable and sustainable licit income-generating opportunities for small farmers engaged in the illicit cultivation of crops used for the illicit production of narcotic drugs was reiterated. Speakers recognized that the reduction in illicit crop cultivation was a result of the enhanced promotion of alternative livelihoods coupled with intensified counter-narcotics action and good governance. The importance of incorporating alternative development programmes, including preventive alternative development, where appropriate, into international development programmes and poverty alleviation strategies was stressed. The Commission adopted its resolution 53/6, entitled “Follow-up to the promotion of best practices and lessons learned for the sustainability and integrality of alternative development programmes and the proposal to organize an international workshop and conference on alternative development”. That conference will be held in Thailand in November 2010.20. On a réaffirmé l’importance du développement alternatif comme moyen de permettre aux petits agriculteurs qui se livrent à la culture illicite de plantes utilisées pour la production illicite de stupéfiants de disposer de possibilités légales, viables et durables de gagner leur vie sans tomber dans l’illicéité. Des orateurs ont reconnu que la réduction des cultures illicites était liée à la promotion accrue des moyens de subsistance alternatifs, associée à l’intensification de la lutte contre les stupéfiants et à la bonne gouvernance. On a souligné à quel point il importait d’incorporer des programmes de développement alternatif, y compris de développement alternatif préventif le cas échéant, dans les programmes de développement internationaux et dans les stratégies de lutte contre la pauvreté. La Commission a adopté la résolution 53/6 intitulée “Poursuite de la promotion des pratiques optimales et des enseignements tirés de l’expérience pour assurer la viabilité et la globalité des programmes de développement alternatif et proposition d’organisation d’un atelier international et d’une conférence internationale sur le développement alternatif”. Ladite conférence se tiendra en Thaïlande, en novembre 2010.
Concern was expressed about the manufacture and consumption of amphetamine-type stimulants, the growing dimension of trafficking in those stimulants and the increasing sophistication of transnational organized crime groups engaged in their manufacture. The number of people seeking treatment for abuse of amphetamine-type stimulants had increased, as had the number of clandestine laboratories involved in the production of such stimulants that was being dismantled. Attention was also drawn to efforts made in preventing the diversion of precursor chemicals used in the illicit manufacture of those stimulants.21. On s’est dit préoccupé par la fabrication et la consommation de stimulants de type amphétamine, l’ampleur croissante du trafic de ces substances et les moyens de plus en plus sophistiqués auxquels recouraient les groupes criminels transnationaux organisés impliqués dans leur fabrication. Il a été dit que le nombre de personnes souhaitant recevoir un traitement pour usage illicite de stimulants de type amphétamine avait augmenté, de même que le nombre de laboratoires clandestins fabriquant ces stimulants qui avaient été démantelés. L’attention a également été appelée sur les efforts déployés pour empêcher le détournement de précurseurs chimiques servant à leur fabrication illicite.
The Commission adopted its resolution 53/15, entitled “Strengthening international cooperation and regulatory and institutional frameworks for the control of substances frequently used in the manufacture of narcotic drugs and psychotropic substances”, in which the Commission invited Member States to take measures to strengthen international cooperation and exchange of information regarding the identification of new routes and modi operandi of criminal organizations dedicated to the diversion or smuggling of precursors and to continue contributing to the efforts of the International Narcotics Control Board. In its decision 53/1, the Commission, on the recommendation of the Board, decided to transfer phenylacetic acid from Table II to Table I of the United Nations Convention against Illicit Traffic in Narcotic Drugs and Psychotropic Substances of 1988.La Commission a adopté la résolution 53/15, intitulée “Renforcement de la coopération internationale et des cadres réglementaires et institutionnels du contrôle de substances fréquemment utilisées dans la fabrication de stupéfiants et de substances psychotropes”, dans laquelle elle invitait les États Membres à prendre des mesures pour renforcer la coopération internationale et l’échange d’informations quant à l’identification de nouveaux itinéraires et modes opératoires des organisations criminelles qui pratiquaient le détournement ou la contrebande de précurseurs et à continuer de contribuer aux efforts déployés par l’Organe international de contrôle des stupéfiants. Dans sa décision 53/1, la Commission a décidé, sur recommandation de l’Organe, de transférer l’acide phénylacétique du Tableau II au Tableau I de la Convention des Nations Unies contre le trafic illicite de stupéfiants et de substances psychotropes de 1988.
The threat posed by opium originating in Afghanistan was seen as a very serious issue. Illicit opium poppy cultivation, production and trafficking posed a serious threat to development and governance in Afghanistan, the surrounding region and worldwide. The Commission adopted its resolution 53/5, entitled “Strengthening regional cooperation between Afghanistan and transit States and the contribution of all affected countries to counter-narcotics efforts, based on the principle of common and shared responsibility”, in which the Commission encouraged Member States to enhance coordination through existing regional mechanisms, in particular through the Paris Pact Initiative, in order to strengthen cross-border cooperation and information exchange with a view to countering trafficking in illicit drugs originating in Afghanistan.22. On a estimé que la menace que représentait l’opium d’origine afghane était une question très grave. La culture, la production et le trafic illicites de pavot à opium constituaient une menace sérieuse pour le développement et la gouvernance en Afghanistan, dans la région et dans le reste du monde. La Commission a adopté la résolution 53/5 intitulée “Renforcement de la coopération régionale entre l’Afghanistan et les États de transit et contribution de tous les pays touchés à l’action menée pour lutter contre les stupéfiants, sur la base du principe de la responsabilité commune et partagée”, dans laquelle elle encourageait les États Membres à améliorer la coordination par l’intermédiaire des mécanismes régionaux existants, en particulier l’Initiative du Pacte de Paris, afin de renforcer leur coopération transfrontalière et l’échange d’informations en vue de combattre le trafic de drogues illicites en provenance d’Afghanistan.
The efforts made by countries of the Andean region to decrease the area under illicit coca bush cultivation were acknowledged. Trafficking in cocaine through West Africa was referred to with concern, particularly because of the region’s fragile infrastructure.23. Les efforts déployés dans les pays de la région andine pour diminuer les superficies des cultures illicites de cocaïer ont été salués. Le trafic de cocaïne via l’Afrique de l’Ouest était un sujet de préoccupation, en particulier à cause de la faiblesse des infrastructures de la région.
Pursuant to Commission resolution 52/12, entitled “Improving the collection, reporting and analysis of data to monitor the implementation of the Political Declaration and Plan of Action on International Cooperation towards an Integrated and Balanced Strategy to Counter the World Drug Problem”, an open-ended intergovernmental expert working group held a meeting in Vienna from 12 to 15 January 2010 to make specific recommendations on ways to improve tools for the collection, collation, analysis and reporting of relevant drug-related data and on the possibility of adopting a single, comprehensive data collection tool.24. Conformément à la résolution 52/12 de la Commission, intitulée “Améliorer la collecte, la communication et l’analyse de données pour suivre l’application de la Déclaration politique et du Plan d’action sur la coopération internationale en vue d’une stratégie intégrée et équilibrée de lutte contre le problème mondial de la drogue”, un groupe de travail intergouvernemental d’experts à composition non limitée s’est réuni à Vienne du 12 au 15 janvier 2010 pour formuler des recommandations spécifiques sur l’amélioration des outils de collecte, de compilation, d’analyse et de communication de données pertinentes sur les drogues, et sur la possibilité d’adopter un seul outil général de collecte des données.
At its fifty-third session, the Commission adopted its decision 53/2, entitled “Follow-up to the revised draft annual report questionnaire”, in which it decided to reconvene the expert group on data collection, established pursuant to Commission resolution 52/12, to discuss any unresolved issues and finalize the data collection tool so that the Commission could adopt the revised comprehensive data collection tool at its reconvened fifty-third session, to be held in December 2010.À sa cinquante-troisième session, la Commission a adopté la décision 53/2, intitulée “Suite donnée au projet révisé de questionnaire destiné aux rapports annuels”, dans laquelle elle décidait de convoquer à nouveau le groupe d’experts sur la collecte de données, créé conformément à sa résolution 52/12, pour qu’il examine les questions non réglées, le cas échéant, et achève la mise au point de l’outil de collecte de données afin qu’elle puisse adopter l’outil général de collecte de données révisé à la reprise de sa cinquante-troisième session, en décembre 2010.
Appreciation for the assistance provided by UNODC was expressed. Appreciation was also expressed for the development of thematic and regional programmes by the Office, whose implementation was viewed as a major step towards improving the funding situation of UNODC.25. On s’est félicité de l’assistance apportée par l’UNODC, ainsi que de l’élaboration par ce dernier de programmes thématiques et régionaux, dont la mise en œuvre était considérée comme une mesure importante pour améliorer sa situation financière.
Support was expressed for the work of the working group on governance and finance, which, it was noted, provided a forum for dialogue among Member States and between Member States and the Secretariat.26. On a appuyé les travaux du groupe de travail chargé des questions financières et de gouvernance, en notant que celui-ci constituait un espace de dialogue entre les différents États Membres ainsi qu’entre ces derniers et le Secrétariat.
Concern was expressed regarding the financial situation of UNODC and the decrease in general-purpose funding. In that connection, at its fifty-third session the Commission decided to recommend to the Economic and Social Council the approval of a draft resolution, entitled “Realignment of the functions of the United Nations Office on Drugs and Crime and changes to the strategic framework”, for adoption by the General Assembly. Should that draft resolution be adopted, the Assembly would request the Secretary-General, in his proposed programme budget for the biennium 2012-2013, to devote due attention to the resource requirements for meeting the mandates entrusted to UNODC, with particular focus on under-resourced areas.27. On s’est inquiété de la situation financière de l’UNODC et de la diminution des fonds à des fins générales. À cet égard, la Commission a décidé, à sa cinquante-troisième session, de recommander au Conseil économique et social d’approuver un projet de résolution intitulé “Réorganisation des fonctions de l’Office des Nations Unies contre la drogue et le crime et modifications du cadre stratégique”, en vue de son adoption par l’Assemblée générale. Si l’Assemblée l’adoptait, elle demanderait au Secrétaire général d’accorder l’attention voulue, dans le projet de budget-programme pour l’exercice biennal 2012-2013, aux ressources nécessaires à l’UNODC pour que celui-ci puisse s’acquitter des tâches qui lui étaient confiées, et de s’intéresser tout particulièrement aux domaines pour lesquels les ressources étaient insuffisantes.
Action of the subsidiary bodiesMesures prises par les organes subsidiaires
Five meetings of the subsidiary bodies of the Commission on Narcotic Drugs were held in 2009: the Eighth Meeting of Heads of National Drug Law Enforcement Agencies, Europe, held in Vienna from 16 to 18 June; the Nineteenth Meeting of Heads of National Drug Law Enforcement Agencies, Latin America and the Caribbean, held at Isla Margarita, Bolivarian Republic of Venezuela, from 28 September to 2 October; the Thirty-third Meeting of Heads of National Drug Law Enforcement Agencies, Asia and the Pacific, held in Denpasar, Indonesia, from 6 to 9 October; the Nineteenth Meeting of Heads of National Drug Law Enforcement Agencies, Africa, held in Windhoek from 12 to 16 October; and the forty-fourth session of the Subcommission on Illicit Drug Traffic and Related Matters in the Near and Middle East, held in Vienna from 16 to 19 November.28. Les organes subsidiaires de la Commission des stupéfiants ont tenu cinq réunions en 2009: la huitième Réunion des chefs des services chargés au plan national de la lutte contre le trafic illicite des drogues, Europe, tenue à Vienne du 16 au 18 juin; la dix-neuvième Réunion des chefs des services chargés au plan national de la lutte contre le trafic illicite des drogues, Amérique latine et Caraïbes, tenue sur l’île de Margarita (République bolivarienne du Venezuela), du 28 septembre au 2 octobre; la trente-troisième Réunion des chefs des services chargés au plan national de la lutte contre le trafic illicite des drogues, Asie et Pacifique, tenue à Denpasar (Indonésie), du 6 au 9 octobre; la dix-neuvième Réunion des chefs des services chargés au plan national de la lutte contre le trafic illicite des drogues, Afrique, tenue à Windhoek du 12 au 16 octobre; et la quarante-quatrième session de la Sous-Commission du trafic illicite des drogues et des problèmes apparentés pour le Proche et le Moyen-Orient, tenue à Vienne du 16 au 19 novembre.
The subsidiary bodies provided drug law enforcement authorities from countries of specific regions with the opportunity to exchange information, enhance their cooperation at the technical and operational levels in the area of drug control at regional, subregional and bilateral levels, and build trust and partnerships among counterparts in different countries. They transmitted their recommendations to the Commission on Narcotic Drugs (E/CN.7/2010/5). Noteworthy was the Nineteenth Meeting of Heads of National Drug Law Enforcement Agencies, Latin America and the Caribbean, which was attended by representatives of 10 West African States and advanced interregional cooperation between States in Latin America and the Caribbean and States in West Africa on countering cocaine trafficking.29. Les organes subsidiaires ont permis aux services de détection et de répression des pays des régions considérées d’échanger des informations, de renforcer la coopération en matière de contrôle des drogues sur les plans technique et opérationnel, aux niveaux régional, sous-régional et bilatéral, et d’instaurer la confiance et des partenariats entre les homologues de différents pays. Ils ont transmis leurs recommandations à la Commission des stupéfiants (E/CN.7/2010/5). On notera la dix-neuvième Réunion des chefs des services chargés au plan national de la lutte contre le trafic illicite des drogues, Amérique latine et Caraïbes, à laquelle ont participé les représentants de 10 pays d’Afrique de l’Ouest, et qui a fait progresser la coopération interrégionale entre les États d’Amérique latine et des Caraïbes et les États d’Afrique de l’Ouest dans la lutte contre le trafic de cocaïne.
III. Action by the United Nations system and other international organizationsIII. Mesures prises par les organismes et organisations du système des Nations Unies et d’autres organisations internationales
Through its drug programme, UNODC aims to make the world safer from drugs by supporting the work of the Commission and its subsidiary bodies and by supporting Member States through research to expand the evidence base for policy and operational decisions; normative work to assist States in the ratification and implementation of international drug control conventions; the development of domestic legislation on drugs and the provision of substantive and secretariat services for treaty bodies and governing bodies; field-based technical cooperation and the development and implementation of regional and thematic programmes.30. Par le biais de son programme contre la drogue, l’UNODC s’emploie à mettre le monde à l’abri des drogues en soutenant le travail de la Commission et de ses organes subsidiaires et en aidant les États Membres par des travaux de recherche destinés à développer le corpus de données factuelles sur lesquelles fonder la définition des politiques et des interventions; par un travail normatif visant à aider les États à ratifier et à appliquer les conventions internationales relatives au contrôle des drogues, par le développement de la législation interne sur les drogues, par la prestation de services fonctionnels et de services de secrétariat aux organes conventionnels et aux organes directeurs; par une coopération technique sur le terrain et l’établissement et la mise en œuvre de programmes régionaux et thématiques.
A. Health dimensionA. Santé
1. Reducing drug abuse and its health and social consequences1. Réduction de l’usage illicite de drogues et de ses conséquences sanitaires et sociales
The World Health Organization and UNODC continue to work with Governments and other partners to scale up and achieve universal access to drug treatment. UNODC is also working with the Joint United Nations Programme on HIV/AIDS to prevent the spread of HIV among people who inject drugs.31. L’Organisation mondiale de la Santé et l’UNODC continuent de collaborer avec les gouvernements et d’autres partenaires pour parvenir à assurer un accès universel aux services de traitement de la toxicomanie. L’UNODC collabore également avec le Programme commun des Nations Unies sur le VIH/sida pour prévenir la propagation du VIH parmi les usagers de drogues par injection.
UNODC supports and promotes evidence-based programmes for the prevention of drug use in schools, families, the workplace and the community. UNODC has been supporting selected States in adapting and implementing a drug education curriculum based on the life-skills approach, which has been found, in scientific-level evaluations, to be effective in many countries.32. L’UNODC appuie et encourage les programmes de prévention de la consommation de drogues fondés sur des données factuelles, dans les écoles, dans les familles, sur le lieu de travail et dans la communauté. Il aide certains États à adapter et à mettre en œuvre des programmes d’éducation sur les drogues fondés sur l’apprentissage des aptitudes utiles à la vie quotidienne, qui selon les évaluations scientifiques, se sont révélés efficaces dans de nombreux pays.
Families with young children and adolescents are supported with cost-effective family skills training programmes for parents and children to improve family bonding, parental monitoring and supervision, and communication of positive family values. UNODC has published a compilation of evidence-based family skills training programmes as a tool for governments, policymakers, research institutions and non-governmental organizations. UNODC has identified global guidelines for both public and private companies on how to develop and implement programmes to decrease drug use, reduce tardiness, absenteeism and accidents, and increase productivity. Moreover, UNODC is pursuing collaboration with the International Labour Organization and the World Health Organization for preventing drug use in the workplace.33. Les familles comprenant de jeunes enfants et des adolescents sont aidées par des programmes de formation d’un bon rapport coût – efficacité permettant aux parents et aux enfants d’acquérir des compétences familiales afin d’améliorer les liens familiaux, le contrôle et la supervision exercés par les parents et la communication de valeurs familiales positives. L’UNODC a publié une liste de programmes de formation aux compétences familiales fondés sur des données factuelles, à l’intention des gouvernements, des décideurs, des établissements de recherche et des organisations non gouvernementales. Il a mis au point des lignes directrices destinées aux entreprises tant publiques que privées, pour les aider à concevoir et à mettre en œuvre des programmes visant à réduire la consommation de drogues, à diminuer les retards, l’absentéisme et les accidents, et à accroître la productivité. Par ailleurs, l’UNODC continue de collaborer avec l’Organisation internationale du Travail et l’Organisation mondiale de la Santé pour prévenir la consommation de drogues sur le lieu de travail.
2. Access to treatment, health care and social services, including prevention of HIV/AIDS and other drug-related diseases2. Accès aux traitements, aux soins de santé et aux services sociaux, et prévention du VIH/sida et des autres maladies liées aux drogues
UNODC works with governments, policymakers, professionals and the media to counteract stigma and discrimination against drug users, drug-dependent individuals and people living with HIV, while actively promoting evidence-based treatment and supporting human rights and humanitarian procedures in the context of treatment for drug dependence.34. L’UNODC coopère avec les États, les décideurs, les professionnels et les médias pour combattre la stigmatisation et la discrimination des usagers de drogues, des toxicomanes et des personnes porteuses du VIH, tout en encourageant activement les dispositifs de traitement fondés sur des données factuelles et en appuyant le respect des droits de l’homme et des procédures humanitaires dans le cadre du traitement de la toxicomanie.
UNODC promotes a comprehensive approach and provides technical assistance to support governments and non-governmental organizations in scaling up treatment services and building a rehabilitation-oriented continuum of care, from outreach activities to a wide variety of clinical programmes. It disseminates good practices and evidence-based methodologies to enhance professional qualifications, promotes treatment for drug dependence as an alternative to criminal justice sanctions, provides training and supports the expansion and improvement of services to 25 countries in five regions.35. L’UNODC favorise une démarche globale et fournit une assistance technique pour aider les États et les organisations non gouvernementales à développer les services de traitement et à mettre en place un éventail de services orientés vers la réadaptation allant de services de proximité à une vaste gamme de programmes cliniques. Il diffuse des bonnes pratiques et méthodes fondées sur des données factuelles pour développer les qualifications professionnelles, s’attache à promouvoir le traitement de la toxicomanie comme alternative aux sanctions pénales, dispense des formations et appuie l’expansion et l’amélioration des services fournis à 25 pays dans cinq régions.
The joint UNODC-World Health Organization programme on drug dependence treatment and care (2009-2013) involves governments, clinical centres for drug dependence treatment, hospitals for infectious diseases, universities, municipalities and civil society organizations. The joint programme advocates evidence-based and human rights-based drug dependence treatment services and provides technical assistance to promote the delivery of low-cost, evidence-based, mainstreamed services. The joint programme is currently being implemented in South-Eastern Europe, but in the future it will be implemented as part of all UNODC activities in the field of drug dependence treatment and care.36. Le programme conjoint UNODC/OMS sur le traitement et les soins aux toxicomanes (2009-2013) intéresse les gouvernements, les centres cliniques de traitement des toxicomanes, les services des maladies infectieuses en milieu hospitalier, les universités, les pouvoirs locaux et les organisations de la société civile. Ce programme conjoint préconise la mise en place de services proposant aux toxicomanes un traitement fondé sur des données factuelles et le respect des droits de l’homme, et prévoit la fourniture d’une assistance technique visant à favoriser la prestation de services intégrés bon marché et fondés sur des données factuelles. Actuellement mis en œuvre en Europe du Sud-Est, le programme s’inscrira à l’avenir dans le cadre de l’ensemble des activités de l’UNODC liées au traitement et à la prise en charge des toxicomanes.
UNODC has been responding to HIV/AIDS by assisting States in implementing large-scale and wide-ranging interventions to prevent HIV infection, and in providing care and support to people living with HIV and AIDS in prison settings and among injecting drug users and people vulnerable to human trafficking in over 50 countries in all key regions.37. L’UNODC combat le VIH/sida en aidant les États à mettre en œuvre des interventions de vaste portée pour prévenir l’infection à VIH et fournir soins et appui aux personnes vivant avec le VIH et le sida en milieu carcéral, parmi les usagers de drogues par injection et parmi les personnes exposées à la traite des êtres humains, dans plus de 50 pays répartis dans toutes les régions clefs.
UNODC has continued to work closely with representatives of civil society, Governments and multilateral donors to address the uneven and often low coverage and quality of services among those most at risk of contracting HIV, provided technical support for the development of human rights-based, gender-responsive and equitable policies and programmes in line with related international standards, and built the capacity of civil society to reduce stigma and discrimination and improve access to HIV prevention and care services.38. L’UNODC a continué de travailler étroitement avec des représentants de la société civile, des gouvernements et des donateurs multilatéraux pour remédier à la couverture et à la qualité inégales et souvent médiocres des services offerts aux personnes les plus exposées aux risques de contracter le VIH, a fourni une assistance technique pour permettre d’élaborer des politiques et programmes respectueux des droits de l’homme, de l’équité entre les sexes et des principes de justice, conformément aux normes internationales connexes, et a doté la société civile de la capacité de réduire la stigmatisation et la discrimination et d’améliorer l’accès aux services de prévention et de soins du VIH.
B. Supply dimensionB. Offre de drogues
Transnational organized criminal groups have adopted an entrepreneurial approach and have been diversifying their activities and functions, increasing their capacity to engage in illegal activities. These new tactics, which include the extensive use of modern technologies and new methods of laundering money, present new challenges to law enforcement authorities. Regional and interregional cooperation, including the exchange of information and best practices on the latest trends in drug trafficking and abuse, has proven to be most effective in fighting illicit drugs.39. Les groupes criminels transnationaux organisés se comportent comme des entreprises et ont diversifié leurs activités et fonctions pour accroître leur capacité à mener des activités illégales. Ces nouvelles tactiques, qui consistent notamment à recourir largement aux technologies modernes et à de nouvelles méthodes de blanchiment d’argent, posent de nouveaux problèmes aux services de détection et de répression. La coopération régionale et interrégionale, notamment l’échange d’informations et de meilleures pratiques sur les dernières tendances du trafic et de l’usage illicite de drogues, s’est avérée être la méthode la plus efficace pour lutter contre les drogues illicites.
UNODC continues to focus its technical assistance on introducing better management, control and selection practices at borders; building community confidence in legal systems by developing the professional capacity of investigation and prosecution agencies; and targeting the proceeds of crime by countering money-laundering.40. Dans ses activités de coopération technique, l’UNODC continue de mettre l’accent sur l’adoption de meilleures pratiques de gestion, de contrôle et de sélection aux frontières; le renforcement de la confiance des communautés dans le système juridique par le développement des compétences professionnelles des organismes chargés des enquêtes et des poursuites; et la lutte contre le blanchiment d’argent par des actions ciblant le produit du crime.
Communication is essential in developing effective responses aimed at reducing the supply of illicit drugs and is at the heart of UNODC strategies in this key thematic area. During the period under review, UNODC made practical progress in supporting States in establishing operational frameworks essential for communication in the management of their borders. The Central Asian Regional Information and Coordination Centre (CARICC), inaugurated in December 2009, is facilitating the exchange of information and analysis of drug trafficking trends in support of the operations carried out by the law enforcement agencies of the five Central Asian States, as well as of Azerbaijan and the Russian Federation. During its pilot phase, CARICC supported the dismantling of 12 transnational heroin smuggling networks and the seizure of more than 200 kg of heroin. A counter-narcotics intelligence-sharing centre is foreseen for the Persian Gulf.41. La communication est essentielle pour élaborer des interventions efficaces de réduction de l’offre de drogues illicites et se trouve au centre des stratégies de l’UNODC dans ce domaine thématique fondamental. Au cours de la période à l’étude, l’Office a réalisé des progrès concrets en aidant les États à établir les cadres opérationnels indispensables à la communication intéressant la gestion de leurs frontières. Le Centre régional d’information et de coordination pour l’Asie centrale, inauguré en décembre 2009, facilite l’échange et l’analyse d’informations sur les tendances du trafic de drogues illicites à l’appui des opérations des services de détection et de répression des cinq États d’Asie centrale ainsi que de l’Azerbaïdjan et de la Fédération de Russie. Pendant sa phase pilote, le Centre a appuyé le démantèlement de 12 réseaux transnationaux de contrebande d’héroïne et la saisie de plus de 200 kilogrammes d’héroïne. La création d’un centre d’échange de renseignement sur la lutte contre les stupéfiants est prévue pour le golfe Persique.
More than 90 per cent of global trade is transported by sea, and the volume of those flows is rapidly increasing, making the smuggling of narcotics and precursors via containers increasingly attractive for criminals and harder for law enforcement officials to detect.42. Plus de 90 % des échanges commerciaux mondiaux s’effectuent par voie maritime, et leur volume augmente rapidement, rendant ainsi la contrebande de stupéfiants et de précurseurs par conteneurs de plus en plus intéressante pour les criminels et plus difficile à déceler pour les agents des services de détection et de répression.
The Container Control Programme of UNODC, a partnership with the World Customs Organization, has strengthened the capacity of staff at ports to intercept containers with illicit cargoes by using profiling and intelligence-sharing techniques, as demonstrated by increased seizures in key ports worldwide. Special operational units established under the Programme operate in Ecuador, Ghana, Pakistan and Senegal, and will soon operate in Turkmenistan, at other seaports and dry ports in the Central Asian region, at ports on the Caspian Sea and at key installations in South America, Central America and the Caribbean.Le Programme mondial de contrôle des conteneurs mené par l’UNODC en partenariat avec l’Organisation mondiale des douanes a permis de renforcer les capacités des agents portuaires à intercepter les conteneurs contenant des chargements illicites, en ayant recours à des techniques de profilage et d’échange de renseignement, comme le montre l’augmentation des saisies dans les principaux ports du monde entier. Des unités opérationnelles spéciales ont été créées dans le cadre de ce programme en Équateur, au Ghana, au Pakistan et au Sénégal et le seront prochainement au Turkménistan, dans d’autres ports maritimes et ports intérieurs d’Asie centrale, dans des ports de la mer Caspienne et dans d’autres sites importants en Amérique latine, en Amérique centrale et dans les Caraïbes.
UNODC, in partnership with the Department of Peacekeeping Operations of the Secretariat, the United Nations Office for West Africa and the International Criminal Police Organization (INTERPOL), has started a technical assistance initiative to support the establishment of operational cross-border cooperation in West Africa for investigating drug trafficking and organized crime. Transnational crime units are being established in Côte d’Ivoire, Guinea Bissau, Liberia and Sierra Leone.43. L’UNODC, en partenariat avec le Département des opérations de maintien de la paix du Secrétariat, le Bureau des Nations Unies pour l’Afrique de l’Ouest et l’Organisation internationale de police criminelle (INTERPOL), a lancé une initiative d’assistance technique pour appuyer la mise en place d’une coopération opérationnelle transfrontière en Afrique de l’Ouest en vue d’enquêter sur le trafic de drogues et la criminalité organisée. Des services de lutte contre la criminalité transnationale sont actuellement mis en place en Côte d’Ivoire, en Guinée-Bissau, au Liberia et en Sierra Leone.
The transnational crime units are multi-agency teams acting as the primary point of contact in their country on drug trafficking and cross-border organized crime matters. These specialized resources will strengthen law enforcement capability in West Africa and support the implementation of the Regional Action Plan to Address the Growing Problem of Illicit Drug Trafficking, Organized Crimes and Drug Abuse in West Africa (2008-2011) of the Economic Community of West African States (ECOWAS).Ces équipes interinstitutions feront office de principal point de contact à l’échelle nationale pour les questions liées au trafic de drogues et à la criminalité transnationale organisée. Ces ressources spécialisées renforceront les capacités de détection et de répression en Afrique de l’Ouest et appuieront la mise en œuvre du Plan d’action régional pour lutter contre le problème croissant du trafic de drogues illicites, la criminalité organisée et l’abus de drogues en Afrique de l’Ouest (2008-2011) de la Communauté économique des États de l’Afrique de l’Ouest (CEDEAO).
UNODC, through its Global Programme against Money-Laundering, has provided hands-on advice and assistance to practitioners involved in countering money-laundering and the financing of terrorism, including law enforcement officers, prosecutors, judges and financial intelligence unit personnel, from more than 85 jurisdictions.44. L’UNODC, par le biais de son Programme mondial contre le blanchiment d’argent, a fourni des conseils pratiques et une assistance aux praticiens de la lutte contre le blanchiment d’argent et le financement du terrorisme – agents des services de détection et de répression, procureurs, juges et personnel des services de renseignement financier – dans plus de 85 pays et territoires.
Specific initiatives have been built around awareness-raising and capacity- and institution-building, in particular the setting up of financial intelligence units, the development of training tools and asset confiscation networks in Southern Africa and South America, and the delivery of technical assistance at the national and regional levels. The work of the Global Programme is supported by field-based technical advisers (in Africa, Central Asia, Latin America, the Pacific Islands and South-East Asia) who provide in-depth assistance to countries or groups of countries through regional mechanisms for countering money-laundering and the financing of terrorism.Des initiatives spéciales ont été axées sur la sensibilisation et le renforcement des institutions et des capacités, avec en particulier la mise en place de services de renseignement financier, l’élaboration d’outils de formation et la création de réseaux de confiscation des avoirs en Afrique australe et en Amérique du Sud, et la fourniture d’une assistance technique aux niveaux national et régional. Les activités du Programme sont appuyées par des conseillers techniques hors Siège (en poste en Afrique, en Asie centrale et du Sud-Est, en Amérique latine et dans les îles du Pacifique), qui offrent une assistance approfondie à des pays ou des groupes de pays en ayant recours à des mécanismes régionaux de lutte contre le blanchiment d’argent et le financement du terrorisme.
Regional initiatives to counter illicit production of and trafficking in drugsInitiatives régionales visant à lutter contre la production et le trafic illicites de drogues
At the regional level, UNODC seeks a convergence of the interests of regional partners through the promotion of integrated regional strategies to counter the production of, trafficking in and abuse of drugs; support for the implementation of cross-border operational initiatives; and international cooperation on criminal matters, including mutual legal assistance and extradition.45. Au niveau régional, l’UNODC s’emploie à faire converger les intérêts des partenaires régionaux par la promotion de stratégies régionales intégrées de lutte contre la production, le trafic et l’usage illicite de drogues; l’appui à la mise en œuvre d’initiatives opérationnelles transfrontalières; et la coopération internationale en matière pénale, notamment l’entraide judiciaire et l’extradition.
The international community has developed priority programmes aimed at stemming trafficking in and consumption of opiates originating in Afghanistan. As a result of the Paris Pact Initiative, an international partnership of over 55 countries and international organizations, UNODC has been able to devise a regional cooperation strategy for Afghanistan and neighbouring countries known as the Rainbow Strategy. The Strategy aims to reduce the supply of, trafficking in and consumption of opiates in Afghanistan and neighbouring countries, in particular by strengthening the capacities of States to target criminal networks operating in the region, dismantle them and seize their financial resources.46. La communauté internationale a mis au point des programmes prioritaires visant à lutter contre le trafic et la consommation d’opiacés provenant d’Afghanistan. Comme suite à l’Initiative du Pacte de Paris, partenariat international de plus de 55 pays et organisations internationales, l’UNODC a été en mesure d’élaborer une stratégie de coopération régionale pour l’Afghanistan et les pays voisins, la Stratégie Arc-en-ciel. Cette stratégie vise à réduire l’offre, le trafic et la consommation d’opiacés en Afghanistan et dans les pays voisins, en particulier en renforçant les capacités des États à s’attaquer aux réseaux criminels qui opèrent dans la région, à les démanteler et à saisir leurs ressources financières.
Among the most significant highlights for 2009 were the formulation of a third phase of the Paris Pact Initiative and the finalization of the UNODC regional programme for Afghanistan and neighbouring countries (involving Afghanistan, Iran (Islamic Republic of), Kazakhstan, Kyrgyzstan, Pakistan, Tajikistan, Turkmenistan and Uzbekistan). The regional programme will strengthen existing interventions at the regional level through activities that promote regional cross-border cooperation and coordination in the fields of law enforcement, criminal justice, drug demand reduction, HIV/AIDS, money-laundering and forensics.47. Parmi les réalisations les plus marquantes de 2009 figurent l’élaboration d’une troisième phase de l’Initiative du Pacte de Paris et la finalisation du programme régional de l’UNODC pour l’Afghanistan et les pays voisins (qui concernent l’Afghanistan, l’Iran (République islamique d’), le Kazakhstan, le Kirghizistan, l’Ouzbékistan, le Pakistan, le Tadjikistan et le Turkménistan). Ce programme permettra de renforcer les interventions menées au niveau régional par le biais d’activités qui favorisent la coopération et la coordination transfrontières dans les domaines de la détection et de la répression, de la justice pénale, de la réduction de la demande de drogues, du VIH/sida, du blanchiment d’argent et de la criminalistique.
In October 2009, experts on counter-narcotics law enforcement and drug demand reduction met in Paris and analysed current and possible future trends with regard to trafficking in and abuse of heroin originating in Afghanistan in Western Europe and identified current challenges and good practices in the fields of supply and demand reduction in Western Europe. Participants in the meeting of a technical working group held in Tashkent in November 2009 explored the regulation of hawaladars in Afghanistan, in particular with respect to cash flows into and out of the country (E/CN.7/2010/3-E/CN.15/2010/3, para. 45).48. En octobre 2009, des experts de la détection et répression des infractions en matière de stupéfiants et de la réduction de la demande de drogues se sont réunis à Paris pour analyser les tendances actuelles et futures possibles du trafic et de l’usage illicite d’héroïne d’origine afghane en Europe occidentale et identifier les défis actuels et les bonnes pratiques dans les domaines de la réduction de l’offre et de la demande dans cette sous-région. Les participants à la réunion d’un groupe de travail technique à Tachkent en novembre 2009 ont examiné la question de la réglementation des hawaladars en Afghanistan, en particulier en ce qui concerne les transferts d’argent en provenance ou à destination du pays (E/CN.7/2010/3-E/CN.15/2010/3, par. 45).
The Triangular Initiative aims to improve counter-narcotics cooperation between Afghanistan, Iran (Islamic Republic of) and Pakistan. Three joint operations have already been carried out, information is being shared and further steps (including involving border liaison offices) are planned. On 27 October 2009, ministers from those three countries met in Vienna and agreed on next steps to be taken in the framework of the Triangular Initiative.49. L’Initiative triangulaire vise à améliorer la coopération en matière de lutte contre les stupéfiants entre l’Afghanistan, l’Iran (République islamique d’) et le Pakistan. Trois opérations conjointes ont déjà été menées, des informations sont mises en commun et d’autres activités (notamment avec la participation des bureaux frontaliers de liaison) sont prévues. Le 27 octobre 2009, des ministres de ces trois pays se sont réunis à Vienne et ont arrêté les prochaines activités à mener dans le cadre de l’Initiative triangulaire.
At the Vienna meeting, the three parties agreed to appoint permanent liaison officers to the joint planning cell, establish border liaison offices and step up the number of joint patrols and joint operations. A senior official meeting is planned for July 2010 and the next ministerial-level meeting is planned for November 2010 in Pakistan. The Triangular Initiative has recently been linked up to CARICC.Lors de cette réunion, les trois parties sont convenues de désigner des officiers de liaison permanents auprès de la cellule de planification commune, de créer des bureaux frontaliers de liaison et d’augmenter le nombre de patrouilles conjointes et d’opérations conjointes. Une réunion des hauts responsables est prévue en juillet 2010 et la prochaine réunion ministérielle devrait avoir lieu en novembre 2010 au Pakistan. L’Initiative triangulaire a récemment été reliée au Centre régional d’information et de coordination pour l’Asie centrale.
With regard to the control of precursors, the Targeted Anti-trafficking Regional Communication, Expertise and Training (TARCET) initiative, promoted by UNODC in Afghanistan and in source and transit countries, recorded significant seizures during 2008 (55 tons of precursors and 20 tons of acetic anhydride). The second phase of the TARCET initiative, facilitated and coordinated by UNODC in the second half of 2009, resulted in important seizures of acetic anhydride in Pakistan and operations in Tajikistan (October 2009) and elsewhere in the region, as a result of which 26 tons of acetic anhydride were seized, as well as several tons of other chemicals. In addition, in March 2010 a record 16 tons of acetic anhydride were seized in Karachi, Pakistan.50. S’agissant du contrôle des précurseurs, l’initiative baptisée “Communication, compétence et formation régionales en matière de lutte contre le trafic (TARCET)”, dont l’UNODC assure la promotion en Afghanistan ainsi que dans les pays d’origine et de transit, a permis de réaliser d’importantes saisies en 2008 (55 tonnes de précurseurs et 20 tonnes d’anhydride acétique). Au cours de la deuxième phase de cette initiative TARCET, qui a été facilitée et coordonnée par l’UNODC au second semestre 2009, d’importantes saisies d’anhydride acétique ont été effectuées au Pakistan et des opérations ont été menées au Tadjikistan (octobre 2009) et ailleurs dans la région, aboutissant à la saisie de 26 tonnes d’anhydride acétique, ainsi que de plusieurs tonnes d’autres produits chimiques. En outre, en mars 2010, une saisie record de 16 tonnes d’anhydride acétique a été opérée à Karachi (Pakistan).
Enhanced triangular cooperation has been sought in Central America and the Caribbean between the Caribbean Community and the Central American Integration System. UNODC is providing support for the implementation of the Santo Domingo Partnership and Monitoring Mechanism, adopted in Santo Domingo in February 2009, to strengthen regional cooperation in the fight against illicit drugs and crime (E/CN.7/2010/3-E/CN.15/2010/3, para. 82).51. Un resserrement des liens de coopération triangulaire a été recherché en Amérique centrale et dans les Caraïbes entre la Communauté des Caraïbes et le Système d’intégration de l’Amérique centrale. L’UNODC apporte un appui pour la mise en œuvre du Mécanisme de partenariat et de suivi de Saint-Domingue, qui a été adopté à Saint-Domingue en février 2009, pour renforcer la coopération régionale dans la lutte contre les drogues illicites et la criminalité (E/CN.7/2010/3-E/CN.15/2010/3, par. 82).
UNODC worked with the African Union Commission in support of the African Union Plan of Action on Drug Control and Crime Prevention (2007-2012). A joint UNODC-African Union Commission project was launched to strengthen the capacity of the Commission in the area of drug control and combating organized crime (E/CN.7/2010/3-E/CN.15/2010/3, para. 81).52. L’UNODC a collaboré avec la Commission de l’Union africaine pour appuyer le Plan d’action de l’Union africaine sur le contrôle des drogues et la prévention du crime (2007-2012). Un projet commun UNODC/Commission de l’Union africaine a été lancé en vue de renforcer les capacités de la Commission dans le domaine du contrôle des drogues et de la lutte contre la criminalité organisée (E/CN.7/2010/3-E/CN.15/2010/3, par. 81).
C. Illicit drug crop monitoring and sustainable livelihoodsC. Surveillance des cultures illicites et moyens de subsistance durables
Global opium production has declined strongly from its peak in 2007, mainly due to a significant reduction of opium poppy cultivation in Afghanistan. The small increases in opium production that occurred in the Lao People’s Democratic Republic and Myanmar did not offset that reduction. Opium production in 2009 in the three countries where UNODC supported monitoring systems — Afghanistan, the Lao People’s Democratic Republic and Myanmar — was 11 per cent lower than in 2008 and 16 per cent lower than in 2007. In 2009, Afghan farmers earned about twice as much cultivating one hectare of opium poppy as they did cultivating one hectare of wheat. In the past, that ratio had been much greater. Under such conditions, distribution of improved wheat seeds and fertilizer in key areas could lead to a significant reduction in opium poppy cultivation. In Afghanistan and Myanmar, opium poppy cultivation continues to be associated with areas of insurgent activity (E/CN.7/2010/3-E/CN.15/2010/3, para. 3).53. La production mondiale d’opium a fortement diminué par rapport au niveau record enregistré en 2007, du fait principalement d’une importante réduction de la culture du pavot à opium en Afghanistan. Les petites augmentations de la production d’opium observées au Myanmar et en République démocratique populaire lao n’ont pas réduit l’effet de cette baisse. En 2009, la production d’opium dans les trois pays où l’UNODC a appuyé des systèmes de surveillance – Afghanistan, Myanmar et République démocratique populaire lao – a diminué de 11 % par rapport à 2008 et de 16 % par rapport à 2007. Toujours en 2009, les agriculteurs afghans gagnaient environ deux fois plus en cultivant un hectare de pavot à opium qu’un hectare de blé. Ce ratio était nettement supérieur précédemment. Dans ces conditions, la distribution de semences améliorées de blé et d’engrais dans les principales régions concernées pourrait entraîner un net repli de la culture du pavot à opium. En Afghanistan et au Myanmar, la culture du pavot à opium reste liée aux zones d’insurrection (E/CN.7/2010/3-E/CN.15/2010/3, par. 3).
The global area under coca cultivation decreased by 5 per cent last year, from 167,600 ha in 2008 to 158,800 ha in 2009. This change is mainly due to a significant decrease in Colombia, not offset by increases in Bolivia (Plurinational State of) and Peru. The global area under coca cultivation declined by 28 per cent over the period 2000-2009. In 2009, Colombia represented about 43 per cent of global cultivation, with Peru contributing 38 per cent and the Plurinational State of Bolivia 19 per cent.54. La superficie mondiale consacrée à la culture du cocaïer a diminué de 5 % l’année dernière, tombant de 167 600 hectares en 2008 à 158 800 hectares en 2009. Cette baisse est essentiellement due à une diminution notable en Colombie et n’a pas été compensée par l’augmentation enregistrée en Bolivie (État plurinational de) et au Pérou. La superficie mondiale consacrée à la culture du cocaïer a diminué de 28 % entre 2000 et 2009. En 2009, la Colombie comptait pour 43 % de la culture mondiale, le Pérou pour 38 % et l’État plurinational de Bolivie pour 19 %.
In 2009, UNODC exercised its catalytic role by focusing on the promotion of South-South cooperation. With a view to leveraging the work done in Peru in strengthening and creating farmer-led small business enterprises, a seminar and field visit to various farming villages in Peru where alternative development projects are under way were held for participants from China, Colombia, Ecuador, the Lao People’s Democratic Republic, Myanmar and Thailand (E/CN.7/2010/3-E/CN.15/2010/3, para. 5).55. En 2009, l’UNODC a joué son rôle de catalyseur en s’attachant à promouvoir la coopération Sud-Sud. Afin de tirer parti des travaux menés au Pérou en faveur de la création et du renforcement de petites entreprises dirigées par des agriculteurs, un séminaire assorti d’une tournée des divers villages agricoles péruviens où des projets de développement alternatif sont en cours a été organisé à l’intention de participants venus de la Chine, de la Colombie, de l’Équateur, du Myanmar, de la République démocratique populaire lao et de la Thaïlande (E/CN.7/2010/3-E/CN.15/2010/3, par. 5).
In Peru, UNODC established and supported cooperative enterprises that generated more than $90 million in exports in 2009, benefiting local farming families and communities. Most of the enterprises emerging from that training and sustainable development project now operate independently under the management of farmers who formerly cultivated coca (E/CN.7/2010/3-E/CN.15/2010/3, para. 6).56. Au Pérou, l’UNODC a créé et soutenu des coopératives qui ont exporté en 2009 pour plus de 90 millions de dollars au profit des familles et communautés locales d’agriculteurs. La plupart des entreprises issues de ce projet de formation et de développement durable opèrent désormais de façon indépendante sous la direction d’anciens cultivateurs de coca (E/CN.7/2010/3-E/CN.15/2010/3, par. 6).
UNODC redoubled its efforts to address the growing issue of food security in the post-opium environment in the Lao People’s Democratic Republic and Myanmar. In November 2009, UNODC signed with the Government of the Lao People’s Democratic Republic an agreement for a project, funded by the Government of Germany, on increasing food security and promoting licit crop production and small farmer enterprise development, building on collaborative interventions with the Asian Development Bank, the United Nations Industrial Development Organization and the Royal Project Foundation of Thailand (E/CN.7/2010/3-E/CN.15/2010/3, para. 7). UNODC continues to work with the Government of Myanmar to reach agreement on the implementation of a similar project in Pekhon, southern Shan State.57. L’UNODC a redoublé d’efforts pour faire face au problème croissant de la sécurité alimentaire suite à l’éradication de l’opium au Myanmar et en République démocratique populaire lao. En novembre 2009, il a signé avec le Gouvernement de la République démocratique populaire lao un accord en vue d’un projet financé par le Gouvernement allemand qui vise à accroître la sécurité alimentaire et à promouvoir les cultures licites et le développement de petites entreprises agricoles, en s’appuyant sur des interventions concertées avec la Banque asiatique de développement, l’Organisation des Nations Unies pour le développement industriel et la Royal Project Foundation de Thaïlande (E/CN.7/2010/3-E/CN.15/2010/3, par. 7). L’UNODC continue de coopérer avec le Gouvernement du Myanmar pour parvenir à un accord sur l’exécution d’un projet similaire dans la région de Pekhon, dans le sud de l’État de Shan.
In 2009, UNODC began to incorporate environmental conservation components into its alternative development strategy in Peru, to address the impact that deforestation and erosion due to illegal logging as well as trafficking in and poaching of wildlife, are having on rural farming communities. In 2010, UNODC will continue its work to incorporate environmental conservation into its alternative development programmes. In 2010, UNODC will promote the conservation of forests and wildlife in a pilot project to be carried out in farming villages in the Lao People’s Democratic Republic (E/CN.7/2010/3-E/CN.15/2010/3, para. 8).58. En 2009, l’UNODC a commencé à inscrire dans sa stratégie de développement alternatif qu’il mène au Pérou des éléments relatifs à la conservation de l’environnement afin de remédier aux incidences qu’ont sur les collectivités agricoles rurales le déboisement et l’érosion liés à l’exploitation forestière illicite ainsi que le trafic et le braconnage d’espèces de faune et de flore sauvages. En 2010, l’UNODC continuera d’intégrer la conservation de l’environnement dans ses programmes de développement alternatif et œuvrera en faveur de la conservation des forêts et de la faune et de la flore sauvages dans le cadre d’un projet pilote qui sera mené dans des villages d’agriculteurs de la République démocratique populaire lao (E/CN.7/2010/3-E/CN.15/2010/3, par. 8).
With a view to addressing Millennium Development Goal 8, to develop a global partnership for development, UNODC will, through its membership in the Global Donor Platform for Rural Development, continue to advocate the inclusion of alternative development strategies and concepts into broad-based national agricultural and rural development strategies (E/CN.7/2010/3-E/CN.15/2010/3, para. 9).59. Pour contribuer à la réalisation du huitième objectif du Millénaire pour le développement et mettre en place un partenariat mondial pour le développement, l’UNODC, en tant que membre de la Plate-forme mondiale des donateurs pour le développement rural, continuera de plaider pour l’inclusion de stratégies et de concepts de développement alternatif dans les stratégies nationales générales de développement agricole et rural (E/CN.7/2010/3-E/CN.15/2010/3, par. 9).
D. Emerging issuesD. Problèmes nouveaux
1. The evolving threat of Afghan opiates1. Menace croissante des opiacés afghans
Afghanistan has the world monopoly of opium poppy cultivation, the raw material for the world’s deadliest drug: heroin. While opium poppy cultivation in Afghanistan has decreased over the past two years and a growing number of Afghan provinces have become poppy-free, 92 per cent of the world’s opium poppy is cultivated in Afghanistan. The 900 tons of opium and 375 tons of heroin trafficked from Afghanistan every year have devastating consequences on the health and security of countries along the Balkan and Eurasian drug routes stretching all the way to Europe, the Russian Federation, India and China.60. L’Afghanistan détient le monopole mondial de la culture du pavot à opium, matière première utilisée dans la fabrication de la drogue qui tue le plus dans le monde: l’héroïne. Bien que cette culture ait reculé dans le pays au cours des deux dernières années et qu’un nombre croissant de provinces ne la pratiquent plus, l’Afghanistan cultive 92 % du pavot à opium mondial. Les 900 tonnes d’opium et les 375 tonnes d’héroïne qui chaque année sortent clandestinement du pays ont des conséquences dévastatrices pour la santé et la sécurité des pays qui se trouvent sur la route des Balkans et la route eurasienne utilisées pour acheminer les drogues vers l’Europe, la Fédération de Russie, l’Inde et la Chine.
The heroin trafficking market is worth $65 billion, catering to 15 million addicts, causing up to 100,000 deaths per year, contributing to the spread of HIV at an unprecedented rate and funding criminal groups, insurgents and terrorists. UNODC estimates that in 2009 the opium trade in Afghanistan was worth $2.8 billion. Since 2006, much more opium has been produced in Afghanistan than is consumed in the world at large and there is now an unaccounted stockpile of 12,000 tons of opium originating in Afghanistan, enough to satisfy more than two years of world heroin demand. In Afghanistan, the increase in opium production has been reflected in the growth of rates of addiction to narcotics: between 2005 and 2009, the number of regular opium users jumped from 150,000 to 230,000, while the number of heroin users increased from 50,000 to 120,000.Le marché de l’héroïne se chiffre à 65 milliards de dollars, alimente 15 millions de toxicomanes, tue jusqu’à 100 000 personnes par an, contribue à une propagation plus que jamais rapide du VIH et sert à financer des groupes criminels, des insurgés et des terroristes. L’UNODC estime qu’en 2009 le commerce de l’opium en Afghanistan se montait à 2,8 milliards de dollars. Depuis 2006, ce pays produit beaucoup plus d’opium qu’il n’en est consommé dans le monde: il existe actuellement un stock – impossible à localiser – de 12 000 tonnes d’opium afghan, suffisant pour répondre à la demande mondiale d’héroïne pendant plus de deux ans. En Afghanistan, l’augmentation de la production d’opium se traduit par une hausse de la dépendance aux stupéfiants: entre 2005 et 2009, le nombre de consommateurs réguliers d’opium a bondi de 150 000 à 230 000, et celui de consommateurs d’héroïne est passé de 50 000 à 120 000.
2. New drug production trends and trafficking routes in West Africa2. Nouvelles tendances dans la production de drogues et nouveaux itinéraires du trafic en Afrique de l’Ouest
UNODC has previously highlighted West Africa’s vulnerability as a transit area for South American cocaine destined for European markets. For example, in 2010 a fleet of cargo planes was discovered transporting cocaine into West Africa and the Sahel. In 2009, significant quantities of precursor chemicals used to produce methylenedioxymethamphetamine (“ecstasy”) were seized in Guinea, together with industrial-scale equipment for such production. That is the strongest evidence to date that criminal groups operating in West Africa are producing or preparing to produce amphetamine-type stimulants — a worrying development for the troubled subregion (E/CN.7/2010/3-E/CN.15/2010/3, para. 48).61. L’UNODC a précédemment attiré l’attention sur la vulnérabilité de l’Afrique de l’Ouest comme zone de transit de la cocaïne sud-américaine destinée aux marchés européens. On a par exemple découvert en 2010 une flotte d’avions-cargos qui introduisaient de la cocaïne en Afrique de l’Ouest et au Sahel. En 2009, des quantités importantes de précurseurs chimiques utilisés pour la production de méthylènedioxyméthamphétamine (“ecstasy”) ont été saisies en Guinée, ainsi que du matériel industriel servant pour ce type de production. Il s’agit là de la preuve la plus évidente à ce jour que des groupes criminels opérant en Afrique de l’Ouest produisent ou se préparent à produire des stimulants de type amphétamine – une évolution inquiétante pour la sous-région, qui connaît une situation difficile (E/CN.7/2010/3-E/CN.15/2010/3, par. 48).
UNODC was successful in drawing the attention of the international community to the security threat posed to West Africa by drug trafficking and transnational organized crime. In July 2009, the Security Council took note of the UNODC report entitled Transnational Trafficking and the Rule of Law in West Africa: A Threat Assessment and commended the support provided to the ECOWAS Regional Action Plan on Illicit Drug Trafficking and Organized Crime for the period 2008-2011. In November and December 2009, the Executive Director of UNODC addressed the Security Council on the situation in Guinea-Bissau, West Africa and the African continent as a whole and was subsequently requested by members of the Security Council to provide the Council with regular updates on the situation and progress made with regard to the challenges faced by West Africa related to drug trafficking and organized crime (E/CN.7/2010/3-E/CN.15/2010/3, para. 49).62. L’UNODC est parvenu à appeler l’attention de la communauté internationale sur la menace que présentent le trafic de drogues et la criminalité transnationale organisée pour la sécurité en l’Afrique de l’Ouest. En juillet 2009, le Conseil de sécurité a pris note du rapport de l’UNODC, intitulé “Transnational Trafficking and the Rule of Law in West Africa: A Threat Assessment”, évaluant les menaces que le trafic de drogues fait peser sur l’état de droit en Afrique de l’Ouest, et s’est félicité de l’appui apporté au Plan d’action régional de la CEDEAO pour 2008-2011 contre le trafic de drogues illicites et la criminalité organisée. En novembre et décembre 2009, le Directeur exécutif de l’UNODC a rendu compte devant le Conseil de sécurité de la situation en Guinée-Bissau, en Afrique de l’Ouest et sur le continent africain dans son ensemble, après quoi les membres du Conseil de sécurité l’ont prié de tenir ce dernier régulièrement informé de la situation et des progrès accomplis pour remédier aux problèmes que posent le trafic de drogues et la criminalité organisée en Afrique de l’Ouest (E/CN.7/2010/3-E/CN.15/2010/3, par. 49).
3. Drug trafficking and instability in transit countries3. Trafic de drogues et instabilité dans les pays de transit
Drug trafficking can pose a threat to political stability in two ways. The first involves countries where insurgents and illegal armed groups draw funds from taxing, or even managing, drug production and trafficking. The second involves countries that do not face such a situation, but where drug traffickers become powerful enough to take on the State through violent confrontation or high-level corruption. The impact that the drug trade has on levels of violence and corruption in transit countries is particularly evident in Latin America, the Caribbean and West Africa. Measures must be taken to ensure that transnational organized crime does not contribute to instability, including, when relevant, building crime prevention into international efforts to foster peace and the rule of law.63. Le trafic de drogues peut menacer la stabilité politique, d’une part, dans les pays où des insurgés et des groupes armés illégaux se financent en taxant, voire en gérant, la production et le trafic de drogues et, d’autre part, dans les pays qui ne sont pas confrontés à cette situation mais dans lesquels les trafiquants de drogues deviennent suffisamment puissants pour s’attaquer à l’État en recourant à la violence ou à la corruption de haut niveau. L’impact du commerce de la drogue sur le degré de violence et de corruption dans les pays de transit est particulièrement visible en Amérique latine, dans les Caraïbes et en Afrique de l’Ouest. Il faut donc agir pour empêcher que la criminalité transnationale organisée ne contribue à l’instabilité, y compris, si nécessaire, en prévoyant des mesures de prévention de la criminalité dans les initiatives internationales visant à promouvoir la paix et l’état de droit.
E. Data collection and researchE. Collecte de données et recherche
UNODC released the World Drug Report 2010 in June 2010. The report provided detailed estimates and trends on production, trafficking and consumption in the markets for opium/heroin, coca/cocaine, cannabis and amphetamine-type stimulants, the three key transnational drug markets. While also drawing on other sources where relevant, the statistics presented were mainly gathered through the annual reports questionnaire and the illicit crop surveys produced in cooperation with Member States.64. L’UNODC a publié, en juin 2010, le Rapport mondial sur les drogues 2010, qui présente en détail des estimations et des tendances concernant la production, le trafic et la consommation sur les trois principaux marchés transnationaux des drogues que sont les marchés de l’opium/héroïne, de la coca/cocaïne et des stimulants de type amphétamine, ainsi que sur le marché du cannabis. Les statistiques présentées, bien que provenant parfois d’autres sources lorsque cela était nécessaire, ont été principalement établies à partir du questionnaire destiné aux rapports annuels et des enquêtes sur les cultures illicites réalisées en coopération avec les États Membres.
In 2009, UNODC assisted States by supporting illicit drug crop monitoring. During the period under review, crop monitoring surveys were conducted in Afghanistan, Bolivia (Plurinational State of), Colombia, Ecuador, the Lao People’s Democratic Republic, Myanmar and Peru (E/CN.7/2010/3-E/CN.15/2010/3, para. 2).65. En 2009, l’UNODC a aidé les États en appuyant des programmes de surveillance des cultures illicites. Au cours de la période considérée, des enquêtes de surveillance ont été réalisées en Afghanistan, en Bolivie (État plurinational de), en Colombie, en Équateur, au Myanmar, au Pérou et en République démocratique populaire lao (E/CN.7/2010/3-E/CN.15/2010/3, par. 2).
In December 2009, UNODC issued the Afghanistan Opium Survey 2009, providing the potential gross export value of Afghanistan’s opiates for that year. In February 2010, UNODC issued a report entitled Crime and Instability: Case Studies of Transnational Threats, which deals with the impact of cocaine and heroin flows in Africa. The UNODC Afghanistan Opium Survey 2010: Winter Rapid Assessment, based on farmers’ intentions at the time of planting, gave a first indication of what Afghanistan’s opium harvest would look like in 2010. In June 2010, UNODC issued the executive summary of a survey entitled “Drug Use in Afghanistan”.66. En décembre 2009, l’UNODC a publié l’enquête 2009 sur la production d’opium en Afghanistan (intitulée “Afghanistan Opium Survey 2009”), qui indique la valeur potentielle brute d’exportation des opiacés afghans pour cette année. En février 2010, il a publié un rapport intitulé “Crime and Instability: Case Studies of Transnational Threats”, qui traite de l’impact des flux de cocaïne et d’héroïne en Afrique. L’enquête d’évaluation rapide menée en hiver par l’UNODC en Afghanistan et intitulée “Afghanistan Opium Survey 2010: Winter Rapid Assessment”, laquelle se fonde sur les intentions des agriculteurs au moment de la plantation, donne une première indication de ce que la récolte d’opium devrait être en 2010 dans ce pays. En juin 2010, l’UNODC a publié le résumé analytique d’une enquête consacrée à l’usage de drogues dans ce pays, intitulée “Drug Use in Afghanistan”.
F. Scientific and forensic supportF. Appui scientifique et criminalistique
Pursuant to Commission resolution 52/7, UNODC developed a web-based portal for its international collaborative exercises, a proficiency-testing scheme for drug analysis laboratories, which provides the instant, personalized and confidential evaluation of results submitted by participating laboratories and currently supports some 60 laboratories in 34 Member States. Support to the laboratory and law enforcement sectors resulted in the development of tools such as the multilingual dictionary of precursors and a computer-based training module on using UNODC drug test kits, as well as a series of best practice manuals related to aspects of quality management (E/CN.7/2010/3-E/CN.15/2010/3, para. 69).67. Conformément à la résolution 52/7 de la Commission, l’UNODC a mis au point un portail Web pour ses exercices de collaboration internationale, programme d’essais d’aptitude pour les laboratoires d’analyse des drogues qui fournit une évaluation instantanée, personnalisée et confidentielle des résultats soumis par les laboratoires participants et aide actuellement une soixantaine de laboratoires dans 34 États Membres. L’appui apporté aux laboratoires et aux services de détection et de répression a permis d’élaborer des outils tels que le dictionnaire multilingue des précurseurs et un module de formation en ligne sur l’utilisation des trousses d’analyse des drogues de l’UNODC, ainsi qu’une série de manuels sur les meilleures pratiques liées à certains aspects de la gestion de la qualité (E/CN.7/2010/3-E/CN.15/2010/3, par. 69).
IV. Strengthening the drug programme of the United Nations Office on Drugs and CrimeIV. Renforcement du programme contre la drogue de l’Office des Nations Unies contre la drogue et le crime
1. Strategy for the period 2008-2011 for the United Nations Office on Drugs and Crime: a regional and thematic approach1. Stratégie de l’Office des Nations Unies contre la drogue et le crime pour la période 2008-2011: approche thématique et régionale
In 2009, UNODC steadily pursued a comprehensive strategic approach based on the development of interlinked regional and thematic programmes. Thematic programmes provide policy guidance that is translated into activities by way of the regional programmes. In the development of the regional programmes, UNODC ensures full consultation with Member States concerned with respect to their priorities and sets out clear objectives for the provision of technical assistance and partnership-building (E/CN.7/2010/3-E/CN.15/2010/3, para. 71).68. En 2009, l’UNODC a continué de suivre une approche stratégique globale consistant à élaborer des programmes régionaux et thématiques liés entre eux. Les programmes thématiques donnent des orientations générales qui sont concrétisées par des activités dans le cadre des programmes régionaux. Lorsqu’il élabore les programmes régionaux, l’UNODC consulte pleinement les États Membres concernés en ce qui concerne leurs priorités et énonce des objectifs clairs pour la fourniture d’une assistance technique et la constitution de partenariats (E/CN.7/2010/3-E/CN.15/2010/3, par. 71).
The regional programmatic approach has several aims: (a) full ownership by partner countries through alignment with national and regional policies and priorities; (b) an integrated framework linking the normative and operational aspects of the work of UNODC to provide know-how and expertise at the national and regional levels; (c) a move from a project-based approach to a programme approach; and (d) more effective cooperation and planning with other United Nations entities and multilateral donors. In line with the new approach, UNODC has developed a new generation of regional programmes covering East Asia and the Pacific, East Africa, Central America and the Caribbean and the Balkans. Further regional programmes will be launched in 2010, including for West Africa, North Africa and the Middle East, Southern Africa, Central Africa, Central Asia, West Asia and the Southern Cone of Latin America (E/CN.7/2010/3-E/CN.15/2010/3, para. 72).69. L’approche des programmes régionaux a pour objectifs essentiels d’assurer: a) leur pleine appropriation par les pays partenaires du fait de leur alignement sur les politiques et les priorités régionales et nationales; b) un cadre intégré reliant les aspects normatifs et opérationnels des activités de l’UNODC pour le transfert du savoir-faire et de l’expertise aux niveaux régional et national; c) l’abandon d’une approche basée sur des projets au profit d’une approche programme; et d) une coopération et une planification plus efficaces avec les autres entités du système des Nations Unies et les donateurs multilatéraux. Conformément à cette nouvelle approche, l’UNODC a mis au point une nouvelle génération de programmes régionaux pour l’Asie de l’Est et le Pacifique, l’Afrique de l’Est, l’Amérique centrale et les Caraïbes et les Balkans. D’autres programmes régionaux seront lancés en 2010, notamment pour l’Afrique de l’Ouest, l’Afrique du Nord et le Moyen-Orient, l’Afrique australe, l’Afrique centrale, l’Asie centrale, l’Asie occidentale et le cône Sud de l’Amérique latine (E/CN.7/2010/3-E/CN.15/2010/3, par. 72).
That approach has secured a stronger sense of ownership and political endorsement by countries of the regions concerned through an extensive consultation process culminating in regional expert and ministerial meetings held in Nairobi, Belgrade, Santo Domingo and Managua. The new approach in field programming means, inter alia, that gradually UNODC will move towards a more unified system of fund allocation, monitoring and reporting, thus reducing the administrative burden of individual project management (E/CN.7/2010/3-E/CN.15/2010/3, para. 73).70. Cette approche a permis de donner aux pays des régions concernées un sentiment plus fort d’être parties prenantes et de garantir leur adhésion politique grâce à un vaste processus de consultation qui a culminé avec les réunions régionales ministérielles et d’experts tenues à Nairobi, Belgrade, Saint Domingue et Managua. La nouvelle approche de la programmation sur le terrain signifie notamment que l’UNODC se dirige progressivement vers un système davantage unifié d’allocation des fonds, de suivi et d’information, réduisant ainsi la charge administrative que présente la gestion individuelle de projets (E/CN.7/2010/3-E/CN.15/2010/3, par. 73).
Despite a continuous decline in its general-purpose resources, UNODC has managed to double its technical cooperation field delivery over the past two years, although that increase is mainly due to the increased size of the programme in a few countries (E/CN.7/2010/3-E/CN.15/2010/3, para. 74).71. Malgré une diminution constante de ses ressources à des fins générales, l’UNODC est parvenu à doubler ses activités de coopération technique sur le terrain au cours des deux dernières années, même si ce progrès est principalement le résultat de l’expansion du programme dans quelques pays (E/CN.7/2010/3-E/CN.15/2010/3, par. 74).
2. Governance and financial situation2. Gouvernance et situation financière
While UNODC has seen significant growth in special-purpose voluntary contributions (from $64 million in 2003 to more than $215 million in 2009), the General Assembly currently allocates less than 1 per cent of the United Nations regular budget to UNODC. In the two-year budget period of 2010-2011, this amounted to $42.6 million.72. S’il est vrai que l’UNODC a vu les contributions volontaires à des fins spéciales considérablement augmenter (de 64 millions de dollars en 2003 à plus de 215 millions de dollars en 2009), l’Assemblée générale lui consacre actuellement moins de 1 % du budget ordinaire de l’ONU, ce qui représente 42,6 millions de dollars pour l’exercice biennal 2010-2011.
While general-purpose funds represent less than 6 per cent of the total funding available to UNODC, in 2009 there was a sharp and unexpected decline of 26 per cent in general-purpose income that presented the Office with an immediate challenge to reduce costs. As a result, dramatic cuts were made, including through the abolition of 29 posts relying on general-purpose funds and significant reductions to operating expenses, travel, training, consultancies and contractual services. In addition, UNODC took steps to overcome this situation by rationalizing and simplifying its fragmented, project-based approach with the development of integrated regional and thematic programmes. The savings required had a disproportionate impact on the day-to-day functioning of UNODC and presented a serious challenge, in particular in areas such as evaluation, policy analysis and research, advocacy and strategic planning. Information received from donors in 2010 indicates that general-purpose income would drop further, from $11.7 million (budget estimate) to $10.8 million in 2010 and to $10.4 million in 2011.73. Alors que les fonds à des fins générales représentent moins de 6 % du total des moyens financiers à la disposition de l’UNODC, la chute brutale et inattendue des recettes à des fins générales en 2009 (de 26 %) a contraint l’Office à réduire immédiatement ses dépenses. Une série de mesures drastiques d’économie ont donc été prises, dont la suppression de 29 postes financés par les fonds à des fins générales et des coupes sombres aux rubriques dépenses de fonctionnement, voyages, formation, services de consultants et services contractuels. En outre, l’UNODC a pris des dispositions pour surmonter cette situation en rationalisant et en simplifiant son approche fragmentée fondée sur une logique de projets afin d’élaborer des programmes régionaux et thématiques intégrés. Les mesures d’économie qu’il a fallu prendre ont eu un impact disproportionné sur son fonctionnement au jour le jour et lui ont causé de sérieuses difficultés, en particulier dans des domaines tels que l’évaluation, l’analyse des politiques et la recherche, la sensibilisation et la planification stratégique. Les informations reçues des donateurs en 2010 montrent que les recettes à des fins générales continueront de diminuer, pour passer de 11,7 millions de dollars (estimation) à 10,8 millions de dollars en 2010 et à 10,4 millions de dollars en 2011.
At the same time, special-purpose income dropped from $270.6 million in 2008 to an estimated $197.9 million in 2009, a decline of 26.9 per cent. In addition, most voluntary contributions are tightly earmarked for specific projects and leave little operating flexibility to respond to complex programming and management challenges.74. Dans le même temps, les recettes à des fins spéciales sont tombées de 270,6 millions de dollars en 2008 à un montant estimatif de 197,9 millions de dollars en 2009, soit une chute de 26,9 %. La plupart des contributions volontaires sont en outre strictement réservées à des projets spécifiques, ce qui laisse peu de marge de manœuvre pour répondre aux problèmes complexes qui se posent au niveau de la programmation et de la gestion.
In view of these financial difficulties, the consolidated budget for the biennium 2010-2011 for UNODC, which was approved by the Commission in December 2009, is a fiscally austere budget, based on the level of 2009 income (E/CN.7/2010/3-E/CN.15/2010/3, para. 76).75. Compte tenu de ces difficultés financières, le budget consolidé de l’UNODC pour l’exercice biennal 2010-2011, que la Commission a approuvé en décembre 2009, était un budget d’austérité financière, fondé sur le niveau des recettes de 2009 (E/CN.7/2010/3-E/CN.15/2010/3, par. 76).
The present funding model of UNODC is not sustainable, as the Office continues to rely on a handful of donors; core funding (general-purpose funds and the regular budget) is not assured and predictable; and the funding levels are not commensurate with the mandate. For the first time in the history of UNODC, at the time of adoption of the programme budget of the United Nations for the biennium 2010-2011, the General Assembly expressed concern at the overall financial situation of UNODC and requested the Secretary-General to submit proposals in his proposed programme budget for the biennium 2012-2013 to ensure that the Office had sufficient resources to carry out its mandate (Assembly resolution 64/243, para. 85).76. Le modèle actuel de financement de l’UNODC n’est pas viable, car l’Office continue de s’appuyer sur une poignée de donateurs; ses ressources de base (fonds à des fins générales et budget ordinaire) ne sont ni assurées ni prévisibles; et les niveaux de financement sont insuffisants par rapport au mandat. Pour la première fois dans l’histoire de l’UNODC, l’Assemblée générale, au moment de l’adoption du budget-programme de l’ONU pour l’exercice biennal 2010-2011, s’est déclarée préoccupée par la situation financière de l’Office et a prié le Secrétaire général de présenter dans son projet de budget-programme pour l’exercice biennal 2012-2013 des propositions visant à garantir à l’Office des ressources suffisantes pour lui permettre de s’acquitter de son mandat (résolution 64/243 de l’Assemblée, par. 85).
UNODC intensified cooperation with its major, emerging and national donors on a number of important issues involving policy, funding and operational priorities with a view to obtain voluntary contributions for its drug programme. Donations were received from other contributors, such as United Nations agencies, international financial institutions and private foundations. The Governments of Brazil, Colombia and Mexico provided significant cost-sharing contributions for the local support budget of UNODC field offices and programmes.77. L’UNODC a intensifié sa coopération avec ses grands donateurs, ses donateurs nationaux et ses donateurs émergents sur un certain nombre de questions importantes concernant notamment les politiques, le financement et les priorités opérationnelles en vue d’obtenir des contributions volontaires pour son programme contre la drogue. Des dons ont été reçus d’autres contributeurs, tels que des organismes des Nations Unies, des institutions financières internationales et des fondations privées. Le Brésil, la Colombie et le Mexique ont versé d’importantes contributions au titre de la participation aux coûts pour le budget consacré à l’appui local des bureaux extérieurs et programmes de l’UNODC.
UNODC strengthened its partnerships with other United Nations agencies and has been successful in mobilizing resources for inter-agency projects. In 2009, UNODC and the European Commission held annual policy consultations at the senior level. In operational terms, cooperation between the European Commission and UNODC was enhanced and reached an unprecedented, high level (E/CN.7/2010/3-E/CN.15/2010/3, para. 80).78. L’UNODC a renforcé ses partenariats avec d’autres organismes des Nations Unies et a mobilisé avec succès des ressources pour des projets interinstitutions. En 2009, l’UNODC et la Commission européenne ont tenu, à un niveau élevé, des consultations annuelles de politique générale. Sur le plan opérationnel, la coopération entre la Commission européenne et l’UNODC a été renforcée et a atteint un niveau sans précédent (E/CN.7/2010/3-E/CN.15/2010/3, par. 80).
Pursuant to Commission resolution 52/13, entitled “Improving the governance and financial situation of the United Nations Office on Drugs and Crime”, and Economic and Social Council decision 2009/251, entitled “Frequency and duration of the reconvened sessions of the Commission on Narcotic Drugs and the Commission on Crime Prevention and Criminal Justice”, a standing open-ended intergovernmental working group was established to discuss and formulate recommendations on how to improve the governance structure and financial situation of UNODC. The working group held numerous formal and informal meetings in 2009 and 2010 and provided a forum for dialogue between Member States and the Secretariat.79. Conformément à la résolution 52/13 de la Commission, intitulée “Améliorer la gouvernance et la situation financière de l’Office des Nations Unies contre la drogue et le crime ”, et la décision 2009/251 du Conseil économique et social, intitulée “Fréquence et durée des reprises des sessions de la Commission des stupéfiants et de la Commission pour la prévention du crime et la justice pénale ”, un groupe de travail intergouvernemental permanent à composition non limitée a été créé pour discuter de la façon d’améliorer la gouvernance et la situation financière de l’Office et formuler des recommandations à ce sujet. Ce groupe de travail a tenu de nombreuses réunions formelles et informelles en 2009 et 2010 et a offert aux États Membres et au Secrétariat un cadre pour dialoguer entre eux.
V. Conclusions and recommendationsV. Conclusions et recommandations
The impact of the world drug problem on the social, economic, health, political and governance aspects of society continues to be significant and undermines sustainable development, political stability and democratic institutions. Member States have an obligation to continue to invest in drug control and take further action in the years to come.80. L’impact du problème mondial de la drogue sur nos sociétés, dans les domaines social, économique, sanitaire, politique et de gouvernance, demeure important et compromet le développement durable, la stabilité politique et les institutions démocratiques. Les États Membres sont obligés de continuer à investir dans la lutte contre la drogue et de prendre des mesures supplémentaires dans les années à venir.
Drug use and drug dependence have a range of health and social consequences for individuals, their families and the community, such as HIV/AIDS, hepatitis, tuberculosis, mental health disorders, crime and violence, traffic and other accidents and lost productivity in the workplace. Effective prevention and early interventions, as well as a multidisciplinary approach, are essential elements of drug demand reduction policies (E/2010/28-E/CN.7/2010/18, paras. 11 and 37 (c)).81. L’usage de drogues et la toxicomanie ont de nombreuses conséquences sanitaires et sociales pour les individus, leurs familles et la collectivité, telles que le VIH/sida, l’hépatite, la tuberculose, les troubles de santé mentale, la criminalité et la violence, les accidents de la circulation et autres accidents et la perte de productivité au travail. Une prévention efficace et des interventions précoces, ainsi qu’une approche multidisciplinaire, sont des éléments essentiels des politiques de réduction de la demande de drogues (E/2010/28-E/CN.7/2010/18, par. 11 et 37 c)).
Comprehensive approaches need to include due attention to social and economic issues, such as unemployment and poverty, that contribute to the circumstances that render members of socially marginalized groups vulnerable to becoming drug users and victims or perpetrators of crime (A/64/120, para. 32).82. Les démarches globales doivent tenir dûment compte de questions sociales et économiques, comme le chômage et la pauvreté, qui contribuent aux conditions particulières qui exposent les membres de groupes vivant en marge de la société au risque de devenir consommateurs de drogues et victimes ou auteurs d’actes criminels (A/64/120, par. 32).
Drug abuse can be prevented, treated and controlled. Member States should upgrade their preventive interventions and integrate drug treatment into public health programmes.83. Il est possible de prévenir, de traiter et de combattre l’usage illicite de drogues. Les États Membres devraient améliorer leur action préventive et intégrer le traitement de la toxicomanie dans les programmes de santé publique.
Programmes for drug abuse prevention and the treatment and rehabilitation of drug abusers should be based on scientific evidence and respect for the human rights and the dignity of individuals. Drug abusers should be sent to treatment, not to jail. Drug treatment should not amount to degrading punishment and people should not be sentenced to death for drug-related offences.84. Les programmes de prévention de l’usage illicite de drogues et de traitement et de réadaptation des toxicomanes devraient s’appuyer sur des données scientifiques et sur le respect des droits de l’homme et de la dignité des individus. Les toxicomanes devraient être soignés et non emprisonnés. Le traitement de la toxicomanie ne devrait pas constituer une peine dégradante et les personnes ne devraient pas être condamnées à mort pour des infractions liées aux drogues.
Member States should provide drug abuse prevention training to primary health-care workers, teachers, parents, media professionals and police officers; prevention efforts should address all levels of risk, and should be carried out in various settings (the school, the family and the community, as well as through the media), tailored for the target population groups and mainstreamed in national education and health policies. Training of doctors, nurses and social workers should include the understanding of drug addiction as a chronic multifactorial health disorder.85. Les États Membres devraient fournir une formation à la prévention de l’usage illicite de drogues aux prestataires de soins de santé primaires, aux enseignants, aux parents, aux professionnels des médias et aux policiers; les efforts de prévention devraient viser tous les niveaux de risques, devraient être déployés dans différents environnements (l’école, la famille, la collectivité et les médias), être adaptés aux groupes de population cibles et être intégrés aux politiques nationales en matière d’éducation et de santé. La formation des médecins, des personnels infirmiers et des travailleurs sociaux devrait intégrer la notion de toxicomanie en tant que trouble multifactoriel chronique de la santé.
Illicit drugs pose a growing security threat. Unless Member States deal effectively with the menace posed by drug trafficking and organized crime, their security — even their sovereignty — will be under threat. Greater attention should be paid to security, justice and development in vulnerable regions such as the Balkans, Central and West Asia, Central America and East and West Africa.86. Les drogues illicites constituent un danger grandissant pour la sécurité. À moins que les États Membres n’affrontent efficacement la menace que représentent le trafic de drogues et la criminalité organisée, leur sécurité — et même leur souveraineté — sera menacée. Une attention plus grande devrait être accordée à la sécurité, à la justice et au développement dans les régions vulnérables, comme les Balkans, l’Asie centrale et occidentale, l’Amérique centrale ainsi que l’Afrique de l’Est et de l’Ouest.
Member States should implement the United Nations drug control conventions, as well as the Organized Crime Convention and the Convention against Corruption, in the effort to prevent and control drug-related crime that is posing a serious security threat in many parts of the world.87. Les États Membres devraient appliquer les conventions des Nations Unies relatives au contrôle des drogues, de même que la Convention contre la criminalité organisée et la Convention contre la corruption, afin de prévenir et combattre la criminalité liée aux drogues qui met gravement en péril la sécurité dans de nombreuses régions du monde.
Greater development assistance and a strengthening of the rule of law are needed in countries that are vulnerable to the cultivation and production of and trafficking in illicit drugs. Without these essentials, States risk instability and will face even greater challenges in reaching the Millennium Development Goals.88. Il est nécessaire d’accroître l’aide au développement et de renforcer l’état de droit dans les pays vulnérables à la culture, à la production et au trafic de drogues illicites. Sans ces éléments essentiels, les États risquent l’instabilité et auront encore plus de difficulté à réaliser les Objectifs du Millénaire pour le développement.
Member States can only combat the threats posed by opiates originating in Afghanistan by addressing all links in the chain: assistance to farmers to reduce supply, drug abuse prevention and treatment to curb demand, and law enforcement against traffickers. In order to further reduce the biggest source of heroin, there must also be better security, development and governance in Afghanistan.89. Les États Membres ne pourront combattre le danger représenté par les opiacés afghans qu’en traitant l’ensemble des maillons de la chaîne: aide aux agriculteurs pour réduire l’offre, prévention et traitement de l’usage illicite de drogues pour juguler la demande, et répression des trafiquants. Afin de réduire encore la principale source d’héroïne, il faut également renforcer la sécurité, le développement et la gouvernance en Afghanistan.
In the fight against drug trafficking, success depends on information exchange and intelligence-led operations that target the major transnational networks. In order to tackle the transnational threat of drug trafficking, Member States should regard intelligence-sharing as a way of strengthening sovereignty, not surrendering it.90. Le succès de la lutte contre le trafic de drogues dépend des échanges d’information et des opérations fondées sur le travail de renseignement qui ciblent les principaux réseaux transnationaux. Pour s’attaquer à la menace transnationale que constitue le trafic de drogues, les États Membres devraient considérer le partage de renseignement comme un moyen, non pas de renoncer à leur souveraineté, mais de la renforcer.
Member States should continue to strengthen the global effort in preventing the diversion of precursor chemicals for the manufacturing of drugs and continue to cooperate with the International Narcotics Control Board in this area.91. Les États Membres devraient continuer à intensifier l’action menée au niveau mondial pour prévenir le détournement de précurseurs vers les circuits de fabrication de drogues et à coopérer avec l’Organe international de contrôle des stupéfiants dans ce domaine.
The subsidiary bodies of the Commission should continue to consider ways to enhance the practical impact of operational law enforcement efforts at the regional level and actively consider and take action, where required, on their recommendations.92. La Commission et ses organes subsidiaires devraient continuer d’étudier les moyens de renforcer les incidences pratiques des opérations de détection et de répression au niveau régional et la Commission devrait examiner sérieusement les recommandations des organes subsidiaires et, le cas échéant, y donner suite.
Member States should continue to strengthen drug data collection activities and reporting to the United Nations through periodic questionnaires and reports on individual seizures.93. Les États Membres devraient continuer à renforcer les activités de collecte de données sur la drogue et la communication d’informations aux Nations Unies par le biais des questionnaires périodiques et des rapports sur les saisies.
Member States should commit resources to help developing countries to design and improve systems for the generation, management, analysis, reporting and use of information on illicit drugs necessary for policy and programme development.94. Les États Membres devraient mettre à disposition des ressources afin d’aider les pays en développement à concevoir et à améliorer des systèmes pour produire, gérer, analyser, communiquer et utiliser l’information sur les drogues illicites qui est nécessaire à l’élaboration de politiques et de programmes.
The limited regular budget resources, coupled with a further reduction in general purpose funding and a projected decline in programme volume will continue to impact the ability of UNODC to promote policymaking and provide expertise to Member States. In line with General Assembly resolution 64/243, entitled “Questions relating to the proposed programme budget for the biennium 2010-2011”, in which the Assembly expressed concern at the overall financial situation of UNODC and requested the Secretary-General to submit proposals in his proposed programme budget for the biennium 2012-2013 to ensure that the Office had sufficient resources to carry out its mandate, Member States should provide regular and adequate core resources to UNODC. This would enable the Office to respond to the increasing demand from Member States for support in the areas mandated to the Office, including support for the implementation of its technical assistance and regional programmes.95. Le caractère limité des ressources prévues au budget ordinaire ainsi que la nouvelle diminution des fonds à des fins générales et la contraction prévue du volume des programmes continueront d’avoir un impact sur la capacité de l’UNODC à promouvoir l’élaboration de politiques et à fournir des avis spécialisés aux États Membres. Conformément à la résolution 64/243 de l’Assemblée générale, intitulée “Questions relatives au projet de budget-programme pour l’exercice biennal 2010-2011”, dans laquelle celle-ci se déclarait préoccupée par la situation financière de l’UNODC et priait le Secrétaire général de présenter dans son projet de budget-programme pour l’exercice biennal 2012-2013 des propositions visant à garantir à l’Office des ressources suffisantes pour lui permettre de s’acquitter de son mandat, les États Membres devraient fournir à l’UNODC des ressources de base régulières et suffisantes, ce qui lui permettrait de répondre à leur demande croissante d’aide dans les domaines relevant de son mandat et l’aiderait à exécuter ses programmes d’assistance technique et ses programmes régionaux.
* A/65/50.* A/65/50.
A/64/92-E/2009/98, sect. II.A.A/64/92-E/2009/98, sect. II.A.
World Drug Report 2010 (United Nations publication, Sales No. E.10.XI.13).Rapport mondial sur les drogues 2010 (publication des Nations Unies, numéro de vente: F.10.XI.13).
UNODC received 110 replies from Member States to the drug abuse section of the questionnaire and 114 replies to the illicit supply of drugs section.L’UNODC a reçu 110 réponses d’États Membres à la section du questionnaire consacrée à l’abus de drogues et 114 réponses à la section consacrée à l’offre illicite de drogues.
Official Records of the Economic and Social Council, 2010, Supplement No. 8 (E/2010/28), paras. 43 and 46.Documents officiels du Conseil économique et social, 2010, Supplément n° 8 (E/2010/28), par. 43 et 46.
United Nations, Treaty Series, vol. 2225, No. 39574.Nations Unies, Recueil des Traités, vol. 2225, n° 39574.
Ibid., vol. 2349, No. 42146.Ibid., vol. 2349, n° 42146.
Official Records of the Economic and Social Council, 2010, Supplement No. 8 (E/2010/28), para. 44.Documents officiels du Conseil économique et social, 2010, Supplément n° 8 (E/2010/28), par. 44.
Ibid., para. 48.Ibid., par. 48.
Ibid., paras. 51-53 and 69.Ibid., par. 51 à 53 et 69.
Ibid., paras. 26 and 54.Ibid., par. 26 et 54.
Ibid., paras. 98 and 99.Ibid., par. 98 et 99.
Ibid., para. 93.Ibid., par. 93.
United Nations, Treaty Series, vol. 1582, No. 27627.Nations Unies, Recueil des Traités, vol. 1582, n° 27627.
Official Records of the Economic and Social Council, 2010, Supplement No. 8 (E/2010/28), paras. 43 and 92.Documents officiels du Conseil économique et social, 2010, Supplément n° 8 (E/2010/28), par. 43 et 92.
Ibid., para. 95.Ibid., par. 95.
Ibid., paras. 57 and 156.Ibid., par. 57 et 156.
Ibid., para. 162.Ibid., par. 162.
For a detailed account of the activities of UNODC, see the relevant report of the Executive Director (E/CN.7/2010/3-E/CN.15/2010/3).Pour un compte rendu détaillé des activités de l’UNODC, voir le rapport du Directeur exécutif sur la question (E/CN.7/2010/3-E/CN.15/2010/3).
United Nations Office on Drugs and Crime, Afghanistan Opium Survey 2009 (December 2009); United Nations Office on Drugs and Crime, Opium Poppy Cultivation in South-East Asia: Lao People’s Democratic Republic, Myanmar (December 2009).Office des Nations Unies contre la drogue et le crime, Afghanistan Opium Survey 2009 (décembre 2009); Office des Nations Unies contre la drogue et le crime, Opium Poppy Cultivation in South-East Asia: Lao People’s Democratic Republic, Myanmar (décembre 2009).
Multilingual Dictionary of Precursors and Chemicals Frequently Used in the Illicit Manufacture of Narcotic Drugs and Psychotropic Substances under International Control (United Nations publication, Sales No. M.09.XI.14).Dictionnaire multilingue des précurseurs et des substances chimiques fréquemment utilisés dans la fabrication illicite de stupéfiants et de substances psychotropes placés sous contrôle international (publication des Nations Unies, numéro de vente: M.09.XI.14).
United NationsNations Unies
A/65/93A/65/93
General AssemblyAssemblée générale
Distr.: GeneralDistr. générale
22 June 201022 juin 2010
Original: EnglishFrançais Original: anglais
V.10-54622 (E) 290610 300610 *1054622*V.10-54623 (F) 230710 260710